Avec Jacques Mangon, construisons une alternative pour 2014

Jacques Mangon était à la tête d'une liste de large rassemblement aux éléctions municipales de Saint-Médard-en-Jalles en 2008, qui a totalisé prés de 47% des suffrages au second tour de scrutin face à la municipalité sortante.

L'association Alternative 2014 est née de la volonté de continuer à défendre les valeurs qui ont animé la campagne de la liste Réussir Saint-Médard avec vous et d’assurer la défense des intérêts de la commune et de ses habitants.

C’est lors du Conseil municipal que le débat sur les rythmes scolaires s’est exprimé avec passion et énergie.

La question n’était pas à l’ordre du jour mais une motion présentée par l’opposant modem-divers droite, Jacques Mangon, demandant une mise en œuvre à la rentrée 2014, a donné le coup d’envoi d’une série de prises de parole.

Ce dernier estime que si l’heure n’est plus à la question du bien-fondé, ou non, de la réforme, elle est aux conditions et au calendrier d’application. Pour Jacques Mangon, il s’agit « d’un bouleversement important pour les familles, les enseignants, les associatifs et nombre d’acteurs indépendants ». « Cette mise en œuvre, poursuit-il, nécessite une concertation méticuleuse. Et selon nous, les conditions ne sont pas réunies à l’heure actuelle ; la concertation n’a pas été assez longue et n’a pas permis de remontées unanimes. »

La majorité PS oppose un front nourri, avec le maire Serge Lamaison et les adjoints ou conseillers Bernard Cases, Jean-Luc Trichard, Stephan Pelletier, Sylvie Motzig, Bruno Christofoli, Jacques Saint-Girons.

Pour le maire, « les échanges ont fait émerger des problématiques. Une année de plus n’aurait pas facilité les choses. Nous ne sommes pas obligés d’avoir une homogénéité au quart d’heure près dans les écoles. Ni homogénéité, ni hégémonie. Chaque équipe pédagogique peut rester maîtresse de ses choix dans un cadre général. À ce stade, le dialogue est permanent. Les problématiques individuelles, qui sont logiques, vont peu à peu s’effacer. Nous devons être très pragmatiques. Notre périscolaire est de qualité ; nous devrons faire encore mieux. »

Jacques Mangon ne l’entend pas ainsi : « On entretient le flou sur les activités, sur la pause méridienne ; le tissu associatif est très inquiet, nombre d’associations craignent que le mercredi soit vidé de sa substance. Le coût réel n’est pas cerné. Opter pour la rentrée 2013 fait marque de précipitation, voire de légèreté. »

Verbatim

Jean-Luc Trichard. « La question est sommes nous capables ou non pour 2013 ? Nous avons rencontré ensemble, puis séparément, les partenaires, parents, enseignants, personnels, associations. On prépare un nouveau rythme pour le bien-être de l’enfant. Nous avons à Saint-Médard des forces vives qui permettent une mise en place dès 2013. Si tout n’était pas parfait la première année, nous apporterions des améliorations pour 2014. Les communes qui optent pour 2014 n’avaient pas anticipé. Nous, si. Oui, c’est encore flou car nous en sommes au stade du projet. Nous devons, tous ensemble, être fiers de ce résultat en sachant qu’en 2014 nous en serons déjà au retour d’expérience ».

Bernard Cases. « Cette réforme était nécessaire et urgente. Pourquoi attendre 2014 ? Nous faisons le constat de 10 années de politique d’une école sinistrée. La réforme des rythmes scolaires est un élément de réponse à la refondation de l’école pour remonter la pente. La concertation à Saint-Médard a été réussie ; le rôle nouveau à jouer par les associations doit être un beau challenge pour elles. »

Stephan Pelletier. « Le curseur entre concertation et propositions est bien positionné. D’autres rendez-vous sont prévus pour régler des choses. Il s’agit d’un véritable enjeu ; tous les élus devraient être unis dans cet élan. »

Sylvie Motzig. « Nous devons être fiers du travail de tous, notamment des services de la ville, et de l’ampleur de la concertation, individuelle ou en groupe. »

Bruno Cristofoli. « Il faut aller vite car il s’agit du bien-être de l’enfant : 2013 ne nous fait pas peur. »

Jacques Saint-Girons. « Nous devons nous féliciter d’aller dans le bon sens. »

Source : Sud Ouest du 06/04/13

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MOTION SUR LES RYTHMES SCOLAIRES,

présentée par le Groupe d’Opposition lors du Conseil Municipal du 27 mars 2013

REPORTER L’APPLICATION DE LA REFORME EN 2014 POUR EN ASSURER LA REUSSITE

La décision d’instaurer la semaine de 4jours et demi pour les 24h d’enseignement hebdomadaire obligatoire a été prise par le Gouvernement.

Il  n’est donc plus temps de discuter du bien fondé de la réforme bien qu’elle demeure très sujette à controverse, mais de ses conditions d’application.

La modification des rythmes scolaires est un bouleversement profond pour  les tous les acteurs du monde éducatif et de l’enfance ; enfants bien sur, familles, enseignants, éducateurs, personnel municipal, acteurs associatifs  et indépendants.

Elle nécessite donc une concertation large et méticuleuse pour aboutir à un projet

  • véritablement partagé par tous les acteurs,
  • parfaitement organisé
  • dont toutes les conséquences seront optimisées et maitrisées.

Or à l’évidence, ces conditions ne sont pas réunies aujourd’hui :

  • La concertation débutée par la ville n’a pas atteint l’ampleur souhaitable, ni en termes de périmètre, ni en terme de constat partagé.
  • Les propositions d’organisation faites par la municipalité demeurent à bien des égards, extrêmement floues, sur l’organisation de la journée du mercredi, sur la pause méridienne, sur l’encadrement, sur les temps d’activité périscolaires.sur les questions concrètes de lieux ou de transport.
  • Le tissu associatif demeure très inquiet sur l’impact qu’aura cette réforme sur la pratique des activités sportives et culturelles.
  • Enfin le coût réel de cette réforme ne nous parait pas complètement cerné.

Appliquer une réforme aussi déstabilisante dès la rentrée 2013 alors que tant d’incertitudes demeurent, nous paraitrait donc relever de la précipitation, voire d’une certaine légèreté qui ne peuvent qu’être préjudiciables au développement harmonieux des enfants.

Notre responsabilité d’élus est de respecter le temps qu’il faudra à chacun pour surmonter ce bouleversement, comme l’ont compris de très nombreuses villes, quelle que soit l’obédience de leurs élus.

C’est pourquoi le Conseil Municipal de Saint-Médard-en Jalles demande le report de la mise en œuvre de cette réforme à la rentrée 2014, pour se donner, par la poursuite de la concertation et de la réflexion, les chances de sa réussite.

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En 2014, le centriste Jacques Mangon partira à l’assaut de Saint-Médard. Objectif : l’apporter au camp de droite de la CUB.

Conseiller municipal depuis 2001 à Saint-Médard-en-Jalles, centriste mais pas à jour de sa cotisation au Modem, il est surtout le candidat de la droite pour les municipales de 2014, dans une commune clé.

« Sud Ouest ». Êtes-vous favorable à la fin de la cogestion, cet accord gauche-droite pour gouverner la CUB ?

Jacques Mangon. Pas du tout. La cogestion est une nécessité absolue. On ne peut pas prendre le risque d’un blocage, d’une guerre de tranchées sur les dossiers importants. La limite de ce système, c’est la politique du troc. Mais cela n’a concerné que des petits projets.

Depuis 1995, l’agglomération est parvenue à faire des choses très importantes grâce à la cogestion. Je note que Vincent Feltesse est arrivé avec l’image d’un homme neuf, mais dans sa pratique il est classique. Avec lui, il y a une abondance de concepts, on est noyés !

Sur quels dossiers la CUB vous semble-t-elle noyée ?

Le projet de salle de spectacle, depuis l’échec de l’Arena, est toujours au point mort. La troisième phase du tramway est très contestable. Le tram-train Médoc, c’est le fait du prince. Il ne s’impose pas du point de vue de la logique des déplacements. Ces 120 millions d’euros auraient été mieux utilisés ailleurs.

Sur la desserte de Saint-Médard, par exemple ?

Saint-Médard, 30 000 habitants, est la plus grande commune du quadrant nord-ouest et elle n’est pas desservie par le tram. En revanche, le tram-train, qui n’existait pas quand on a commencé à parler de troisième phase du tram, est sorti en quelques mois. C’est un choix politique, pas un choix pour les déplacements. Cette troisième phase qui démarre à 300 millions d’euros et se retrouve à 800 millions d’euros suite à des rajouts successifs, avec au départ le maire d’Eysines comme vice-président aux transports, celui du Taillan aux finances, des bouts de lignes offerts à chaque maire, c’est du pur troc politique !

N’est-ce pas le fruit de cette cogestion que vous défendez tant ?

C’est le fruit d’une présidence contestable qui ne sait pas gérer la cogestion. La présidence Feltesse, c’est de la politique, beaucoup de concepts, et l’espoir qu’on lui attribuera de grandes réalisations. Mais le pont Chaban-Delmas, c’est du 100 % Juppé. C’est la preuve qu’une grande présidence arrive à utiliser positivement la cogestion. Lorsqu’il y a une grande exigence, on éloigne le risque du troc.

La CUB doit-elle se doter de plus de compétences ?

Je suis contre, car nous sommes loin de gérer correctement toutes celles dont nous disposons. Assumons celles que nous avons, sans perdre notre temps à s’occuper de sport ou de culture. Quelle est la plus-value d’une compétence culturelle donnée à la CUB ? Aucune.

Saint-Médard, où vous serez candidat en 2014, peut-elle basculer ?

J’ai fait 47 % au second tour en 2008, avec une dissidence à droite, donc c’est gagnable. Il y a une problématique lourde : c’est la grande commune la plus éloignée de l’agglomération, cela crée des tensions, des déséquilibres en défaveur de la commune.

Cela vient aussi de l’actuelle municipalité. Elle a réussi l’exploit de ne pas figurer dans la troisième phase du tram. En revanche, le centre des 70 000 tonnes de déchets verts de toute l’agglomération, c’est pour Saint-Médard. Et ce malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur, il faut le faire !

Saint-Médard est traitée comme une lointaine banlieue et la municipalité ne se bat pas. Il y a une usure. En 2014, Serge Lamaison sera dans sa trente et unième année de mandat. Il faut changer l’eau du bocal ! On peut gagner si on a une bonne liste et si on fait une bonne campagne, face à un maire essoufflé.

Vous faites partie des jeunes de droite, mais la gauche semble disposer d’un vivier de jeunes plus étoffé…

Il y a autant de jeunes d’un côté que de l’autre, mais les mécanismes de mise en valeur sont différents.

C’est culturel. La gauche a un côté pouponnière, qui n’existe pas à droite.

De plus, la droite contrôle moins de collectivités. Quand vous contrôlez l’agglomération, le Département, la Région, la plupart des communes, cela fait un beau vivier. Il y a peut-être aussi des pudeurs à droite, on se fait un peu avoir avec ça…

Source : Sud Ouest du 05/03/13

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Les élus Modem/divers droite estiment qu’un document du maire doit entrer dans les comptes de campagne.

Lundi, dans une déclaration à « Sud Ouest », le maire de Saint-Médard, Serge Lamaison, disait ne pas être fixé sur sa candidature aux élections municipales de mars 2014. « C’est du 50/50. Je me prononcerai dans les trois mois qui viennent ».

Pour son challenger Modem (allié à des divers droites et UMP) Jacques Mangon, candidat aux élections de 2003 et 2008 et sur les rangs pour 2014, il n’existe aucun doute sur une sixième candidature du maire sortant.

La « preuve », à ses yeux, il la tient en main et la brandit. Il s’agit d’une publication municipale, un supplément au magazine d’information de la ville qui a été distribué dans les boîtes aux lettres, disponible dans les lieux publics, intitulé « Saint-Médard 2002-2012, une décennie dans le XXIe siècle ».

« Document de campagne »Jacques Mangon et ses quatre colistiers Modem/UMP y voient un document électoral. C’est justement la problématique qu’ils soulèvent. « Le maire apparaît clairement en campagne électorale, donc il s’agit d’un document de campagne qui doit entrer dans ce cadre-là. Il s’agit d’un 24 pages couleur, très beau, sûrement cher, réalisé sur le budget de la communication donc avec l’argent du contribuable », décline Jacques Mangon.

On sait que l’opposant du maire ne mâche jamais ses mots. Pas davantage cette fois : « On a passé un cap regrettable ; nous sommes à la limite du scandale politique. Aussi nous demandons que cette publication soit intégrée aux comptes de campagne de M. Lamaison. Nous allons saisir les services de la préfecture en ce sens, puis le tribunal administratif si nécessaire. Nous, nos documents de campagne, nous les financerons avec nos fonds propres, ceux qu’apportent nos adhérents et sympathisants ! »

Pour justifier du bien-fondé de sa demande, M. Mangon s’appuie sur une jurisprudence du Conseil d’État du 10 juillet 1996 qui dit qu’un « bulletin d’information municipale ne peut en aucun cas constituer un moyen de promotion politique au profit de la majorité et par voie de conséquence de l’opposition ».

La loi du 27/02/2002 précise qu’un « bulletin municipal constitue une activité de service public. À ce service public s’attache donc le principe de neutralité ».

Jacques Mangon rappelle par ailleurs qu’un sondage sur l’action municipale et le degré de notoriété des élus avait été réalisé en fin d’année 2012, « également financé par le contribuable », dit-il.

Source : Sud Ouest du 14/02/2013

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