Sud Ouest du 06/04/13 : « Saint Médard en Jalles: petites phrases entre élus »
C’est lors du Conseil municipal que le débat sur les rythmes scolaires s’est exprimé avec passion et énergie.
La question n’était pas à l’ordre du jour mais une motion présentée par l’opposant modem-divers droite, Jacques Mangon, demandant une mise en œuvre à la rentrée 2014, a donné le coup d’envoi d’une série de prises de parole.
Ce dernier estime que si l’heure n’est plus à la question du bien-fondé, ou non, de la réforme, elle est aux conditions et au calendrier d’application. Pour Jacques Mangon, il s’agit « d’un bouleversement important pour les familles, les enseignants, les associatifs et nombre d’acteurs indépendants ». « Cette mise en œuvre, poursuit-il, nécessite une concertation méticuleuse. Et selon nous, les conditions ne sont pas réunies à l’heure actuelle ; la concertation n’a pas été assez longue et n’a pas permis de remontées unanimes. »
La majorité PS oppose un front nourri, avec le maire Serge Lamaison et les adjoints ou conseillers Bernard Cases, Jean-Luc Trichard, Stephan Pelletier, Sylvie Motzig, Bruno Christofoli, Jacques Saint-Girons.
Pour le maire, « les échanges ont fait émerger des problématiques. Une année de plus n’aurait pas facilité les choses. Nous ne sommes pas obligés d’avoir une homogénéité au quart d’heure près dans les écoles. Ni homogénéité, ni hégémonie. Chaque équipe pédagogique peut rester maîtresse de ses choix dans un cadre général. À ce stade, le dialogue est permanent. Les problématiques individuelles, qui sont logiques, vont peu à peu s’effacer. Nous devons être très pragmatiques. Notre périscolaire est de qualité ; nous devrons faire encore mieux. »
Jacques Mangon ne l’entend pas ainsi : « On entretient le flou sur les activités, sur la pause méridienne ; le tissu associatif est très inquiet, nombre d’associations craignent que le mercredi soit vidé de sa substance. Le coût réel n’est pas cerné. Opter pour la rentrée 2013 fait marque de précipitation, voire de légèreté. »
Verbatim
Jean-Luc Trichard. « La question est sommes nous capables ou non pour 2013 ? Nous avons rencontré ensemble, puis séparément, les partenaires, parents, enseignants, personnels, associations. On prépare un nouveau rythme pour le bien-être de l’enfant. Nous avons à Saint-Médard des forces vives qui permettent une mise en place dès 2013. Si tout n’était pas parfait la première année, nous apporterions des améliorations pour 2014. Les communes qui optent pour 2014 n’avaient pas anticipé. Nous, si. Oui, c’est encore flou car nous en sommes au stade du projet. Nous devons, tous ensemble, être fiers de ce résultat en sachant qu’en 2014 nous en serons déjà au retour d’expérience ».
Bernard Cases. « Cette réforme était nécessaire et urgente. Pourquoi attendre 2014 ? Nous faisons le constat de 10 années de politique d’une école sinistrée. La réforme des rythmes scolaires est un élément de réponse à la refondation de l’école pour remonter la pente. La concertation à Saint-Médard a été réussie ; le rôle nouveau à jouer par les associations doit être un beau challenge pour elles. »
Stephan Pelletier. « Le curseur entre concertation et propositions est bien positionné. D’autres rendez-vous sont prévus pour régler des choses. Il s’agit d’un véritable enjeu ; tous les élus devraient être unis dans cet élan. »
Sylvie Motzig. « Nous devons être fiers du travail de tous, notamment des services de la ville, et de l’ampleur de la concertation, individuelle ou en groupe. »
Bruno Cristofoli. « Il faut aller vite car il s’agit du bien-être de l’enfant : 2013 ne nous fait pas peur. »
Jacques Saint-Girons. « Nous devons nous féliciter d’aller dans le bon sens. »
Source : Sud Ouest du 06/04/13


Les élus Modem/divers droite estiment qu’un document du maire doit entrer dans les comptes de campagne.

