Archive pour: juin, 2011

Centre de compostage de la grande Jaugue : il faut prendre en compte l’avis négatif du commissaire enquêteur !

Le commissaire-enquêteur vient de donner un avis défavorable à la création du centre de compostage de déchets verts (75 000 tonnes) de « La Grande Jaugue » à Issac. Or, le commissaire-enquêteur est une personnalité indépendante nommée par le président du tribunal administratif de Bordeaux pour ses qualités d’impartialité et de compétence. À l’issue d’un travail approfondi et objectif, il a fondé son avis défavorable sur huit points qui, pour l’essentiel, reprennent totalement notre position.

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non à la pollution des sols et des eaux souterraines.

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non à l’augmentation du trafic poids lourds et à sa dangerosité.
Le commissaire-enquêteur comptabilise 13 881 passages de camions et écrit (page 18) : « Ce trafic se ferait en zone agglomérée entre Magudas et Issac, avec équipements scolaires, engendrant ainsi une saturation de l’axe RD107 avec la très nette augmentation de la dangerosité d’une voirie non aménagée ».

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non au risque de pollutions atmosphériques et d’émission de mauvaises odeurs. En raison des risques de pollutions atmosphériques qui peuvent être à l’origine d’infections et d’allergies, le commissaire-enquêteur recommande de « rechercher un autre site plus adéquat ou bien un autre procédé avec contrôle des rejets en milieu fermé comme dans d’autres pays européens » (page 24 du rapport).

Sur les odeurs, le commissaire-enquêteur relève les nombreux défauts de l’étude fournie et conclut : « Ce sont les nouvelles zones agglomérées de Saint-Médard : logements sociaux d’Hastignan, d’Issac, de Cérillan, etc. qui sont implantées sous les vents dominants Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest et, plus à l’Est, le centre de Saint-Médard qui se trouveront impactées par les nuisances olfactives » (page 27 du rapport).

Tous ces points sont exactement ceux que nous mettons en avant depuis 2008.

De plus, le rapport ajoute même une critique supplémentaire par rapport au risque incendie : il ajoute (page 21) que : « Face au risque incendie, les conditions de sécurité s’avèrent très insuffisantes par rapport au contexte aggravant de l’environnement industriel du site (camp de Souge, aérospatiale), de la présence de bois et de la proximité des zones habitées ».

Toutes ces critiques ne sont pas minces, elles sont majeures, objectives et argumentées. Elles constituent un désaveu cinglant pour le maire, qui essaie depuis 2008 d’imposer ce projet. Mais, au-delà du désaveu, ce qui importe, c’est l’intérêt des Saint-Médardais, donc la prise en compte de l’avis négatif du commissaire-enquêteur par la Cub et le préfet.

C’est pourquoi nous demandons :

- l’arrêt de ce projet d’implantation contraire à l’intérêt des habitants, en particulier ceux des quartiers d’Issac, d’Hastignan et de Cérillan ;

- la recherche de solutions alternatives sans risque pour les populations et respectueuses de l’environnement.

Les élus du groupe : Jacques Mangon, Danièle Layrisse, Jean-Claude Acquaviva, Krista Badet, Pierre Braun, Séverine Fauconneau

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Jacques MANGON
Président d’Alternative 2014

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Sud-Ouest le 8 juin 2011 | Par Hervé Pons

Réussir sa vieillesse…

Langage de vérité sur les fonctionnements ; mots du cœur et concept de dignité, de la part de professionnels de la dépendance.

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Toutes les générations étaient réunies dans le public, preuve que le vieillissement est aussi une préoccupation pour les tranches d’âges intermédiaires, souvent en situation d’aidants. photos H. P.

«Le sujet est complexe, universel, multiforme. Nous allons tenter d’ouvrir des pistes, de croiser des regards : en posant les bonnes questions, on s’approche des solutions ». C’est en ces termes que Jacques Mangon a introduit lundi soir le débat « vieillir de manière solidaire » organisé par l’association Alternative 2014 qu’il préside.

Pas de politique locale, pas la moindre allusion à l’objet (explicite) de l’association : ce soir-là Jacques Mangon n’est pas l’opposant municipal mais celui qui donne la parole à des invités passionnants, rigoureux, parfois iconoclastes, qui n’oublient jamais la dimension humaine, voire philosophique quand il s’agit d’évoquer la dignité de la personne âgée dépendante. Dans l’assistance, très participative, toutes les générations sont représentées.

Morceaux choisis

Véronique Cressot, responsable unité gérontologie au CHU : « L’entrée en dépendance intervient du fait de la maladie qui vient accompagner le vieillissement. Il faut donc assurer les conditions d’un vieillissement réussi. » « En 1960, les plus de 60 ans représentaient 16 % de la population ; ils sont 22 % aujourd’hui, avec une espérance de vie de 84,5 ans pour les femmes, 77,8 ans pour les hommes ». « À la prévention médicale, il faut ajouter la prévention sociale, affective, les liens sociaux ». « Sur l’île japonaise des centenaires, on constate une alimentation modérée, une activité permanente, la présence de groupes d’entraide et la fierté de la famille de compter un centenaire parmi les siens ».

Valérie Faucheux, responsable du service d’aide à domicile du Bouscat : « Les avantages du maintien à domicile sont la continuité du cadre et d’un système de vie, un coût moindre qu’une admission en structure, des frais qui n’impliquent pas d’obligation légale pour les enfants. » « Les limites sont une coordination parfois insuffisante entre le médical et le social, un risque de replis de la personne âgée sur elle-même, parfois l’épuisement des aidants (famille ou ami). Des pistes de solutions sont les transports accompagnés, les aides à domiciles bien sûr, les appartements collectifs ou intergénérationnels, les exercices cognitifs, à domicile ou non. » Bernadette Grethen, ancienne directrice d’Ehpad : « L’image des établissements se dégrade dans le public : 47 % de regards négatifs il y a 3 ans, 52 % aujourd’hui. Pourtant les établissements sont de mieux en mieux adaptés aux situations. » « Les réponses aux attentes sont une personnalisation de l’accueil. Il faut promouvoir les solutions d’accueil de jour, de nuit, d’hébergement temporaire, prévoir des temps de socialisation. » Intervient la question du coût : « Entre 18 000 et 22 000 euros par mois en structures non lucratives ; plus dans les autres. » Avec des listes d’attente dans le non-lucratif.Question de Jacques Mangon : « L’augmentation du niveau des établissements ne les réserve-t-il pas aux personnes les plus aisées ? »

Réponse de Mme Grethen : « On est parti de très loin, il y a encore à faire. Le coût des prestations est moins lié à la qualité qu’au mode de fonctionnement. »

Yvon Le Yondre, vice-président Coderpa : « La prise en charge de la dépendance doit se faire tout au long de la vie. En Allemagne, chacun y participe à hauteur de 1, 79 %. » « Notre société n’a jamais été confrontée à cette question : il faut des solutions inédites. » « Les personnes âgées coûtent chères, entend-on ! Mais qui d’autre qu’elles feraient vivre le commerce et les services de proximité ? »Nota : sont également intervenus Michel Barat, ancien chef de service au CHU et Pascal Rollet-Gérard, médecin généraliste à Saint-Médard.

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