Archive pour: juillet, 2011

Publié dans Sud-Ouest le 29 juillet 2011 par Hervé Mathurin.

« Laissons la commission travailler »

La proposition de Trans’Cub de remplacer le tramway par un bus à haut niveau de service sur l’axe nord-ouest, ainsi que sur celui de Caudéran-Saint Médard (voir « Sud Ouest » d’hier) n’a pas laissé indifférent. Vice-président en charge des transports à la Cub, Gérard Chausset se refuse toutefois à commenter ces propositions et ces contestations dans le détail : « L’enquête publique s’est très bien déroulée, nous n’avons pas eu de surprise particulière, toutes les options ont été étudiées y compris le BHNS mais maintenant, il faut laisser la commission travailler. Je rappelle que c’est l’Etat qui mène la procédure, pas la Cub. Pas question maintenant pour nous d’intervenir dans le débat, d’autant qu’il y a eu une quarantaine de réunions de concertation sur cette ligne D. Je rappelle simplement que cette ligne s’inscrit dans un projet global de densification de l’agglomération qui comprend aussi la construction de 50 000 logements. Je regrette juste qu’on compare les choux et les carottes : 1 km de tram, ce n’est pas 1 km de métro » conclut Gérard Chausset.

Réaction également de Chantal Bourragué, députée de la 1re circonscription concernée par le projet : « Dans ces propositions pour des bus (BHNS) à haut niveau de service, Trans’Cub semble oublier un des atouts essentiels du tram, c’est son fonctionnement à l’électricité. Pour la qualité de l’air et pour la santé de nos habitants, le choix du tram est essentiel » écrit la députée dans un communiqué. Quant au conseiller municipal de Saint Médard, Jacques Mangon, il considère que « déshabiller Pierre pour habiller Pierre et Paul de haillons n’est pas une solution » et réclame deux lignes de tram au lieu d’une.

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Jacques Mangon, Conseiller municipal à Saint-Médard-en-Jalles et Conseiller à la CUB considère que la proposition de Trans’Cub de remplacer la ligne D du Tram par un bus à haut niveau de service (bhns) n’est pas adaptée aux besoins de transport de ce secteur.

Déshabiller Pierre pour habiller Pierre et Paul de haillons n’est pas une solution !

Ce cadran Nord-Ouest et ses 150 000 habitants ont besoin au plus vite de deux lignes de tramway, l’une vers Eysines et l’autre vers Saint-Médard-en-Jalles, comme le prévoyait le schéma directeur initial.

En particulier, il faut revenir au plus vite sur l’aberration que constitue l’absence de desserte de Tram à Caudéran et à Saint-Médard-en-Jalles qui concentrent pourtant l’essentiel de la population de ce secteur et le plus gros potentiel de croissance démographique.

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La Mairie de Saint-Médard-en-Jalles vient de lancer, en toute discrétion à l’occasion d’un vote à la CUB, le processus de bétonnage du domaine du Bourdieu !

Pour nous le domaine du Bourdieu, situé au coeur de la ville (entrée place de la République) constitue une zone dont l’urbanisation relève du contresens absolu.

Le Bourdieu est un espace naturel et patrimonial remarquable, à préserver,  qui peut contribuer d’une manière déterminante à la qualité de la vie dans la cité. Atout essentiel pour St Médard, l’un des rares qui n’a pas encore été gâché, c’est un espace où l’on peut créer un grand parc écologique et d’agrément, utile à tous, et y mettre en œuvre  une forme nouvelle et ambitieuse de développement du centre ville.

Son utilisation à des fins d’urbanisation, en particulier sous le prétexte d’y construire des logements sociaux, n’est absolument pas nécessaire dans une commune qui couvre 8.500 km2 dont 80.000 m2, hors Bourdieu, ont été réservés au titre de « servitudes de mixité sociale », c’est à dire d’emplacements destinés en grande partie à la construction de logements sociaux, près de 700 en l’occurrence.

A l’aube de ce grand débat pour Saint Médard,

Signez et faites signer cette pétition pour refuser le bétonnage du domaine du Bourdieu !


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Publié dans Sud-Ouest le 22 juillet 2011 par Hervé Mathurin

Une pollution chimique qui va laisser des traces

Le préfet a pris un arrêté imposant à la SME de Saint-Médard-en-Jalles un examen approfondi de son sol. Mais d’autres questions restent en suspens.

 Un premier diagnostic de la présence du produit chimique avait été effectué en 2010 dans les stations de Saint-Médard-en-Jalles (ici l'usine de captage de Gamarde).  photo Stéphane Lartigue

Un premier diagnostic de la présence du produit chimique avait été effectué en 2010 dans les stations de Saint-Médard-en-Jalles (ici l’usine de captage de Gamarde). photo Stéphane Lartigue

Le préfet Patrick Stefanini était particulièrement entouré hier en fin de matinée pour son point presse à propos de la pollution des eaux de la CUB (lire « Sud Ouest » des 19 et 20 juillet). Les directeurs ou leurs représentants de l’Agence régionale de santé (ARS), de la direction de l’environnement (DREAL) et des territoires et de la mer (DDTM) étaient venus le soutenir dans sa communication, preuve que cette pollution est prise au sérieux au niveau des services de l’Etat.

1. Un arrêté signé et un autre en préparation

Le préfet a signé hier un arrêté imposant à l’industriel, la SME de Saint-Médard-en-Jalles, reconnue comme le pollueur au perchlorate d’ammonium, un diagnostic géologique complet dans les huit mois afin de préciser la réalité de la contamination de son sol. Un deuxième arrêté, en préparation, imposera à la SME de traiter dans ses stations d’épuration 100 % des eaux contaminées. Un taux fixé jusqu’ici à 80 %, ce qui implique que 20 % échouent dans la Jalle de Blanquefort.

Mais le préfet a aussi indiqué que l’eau de la Garonne pouvait également contenir des particules de cette substance fabriquée à Toulouse. La question n’est donc pas uniquement girondine.

2. Confirmation que l’eau de la CUB est saine

Patrick Stefanini a confirmé que l’eau qui sort des robinets de la CUB ne représente aucun danger pour le consommateur : « Nous sommes dans les clous », a-t-il affirmé, prenant en référence les normes de perchlorate d’ammonium (4 mcg/l pour les nourrissons, 15 mcg/l pour la consommation courante) respectées par le distributeur. Le docteur Bénédicte Le Bihan, de l’ARS, a indiqué que cette substance chimique n’a pas a priori d’influence sur la glande thyroïde de l’homme, mais sur celle des animaux. Des études épidémiologiques pourraient être effectuées pour le vérifier a posteriori.

3. Un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui

Lors de ce même point presse, le préfet a reconnu qu’un premier diagnostic de la présence de ce produit chimique dans les stations de Saint-Médard-en-Jalles avait été effectué en 2010. L’Agence régionale de santé avait été saisie et avait procédé à des analyses qui ont pris du temps, notamment du fait que ce produit n’était pas recherché auparavant. Mais cette pollution avait aussi fait l’objet de débats au conseil municipal de Saint-Médard-en-Jalles, comme l’atteste le conseiller d’opposition Jacques Mangon dans un communiqué. Non seulement à cause du perchlorate d’ammonium mais aussi en raison d’infiltrations d’une station essence.

Plusieurs particuliers ont fait aussi état de phénomènes bizarres, tel Bernard Jarril : « J’ai repêché dans la Jalle des sortes de filaments ressemblant à des pâtes alimentaires qui, une fois séchées, pouvaient brûler », raconte-t-il. Il s’avère également que des doses supérieures aux normes (30 mcg/l) ont été relevées dans ce ruisseau. Antoine Bousseau, le directeur régional de la Lyonnaise, assure cependant que ces chiffres ont été constatés avant traitement.

4. Des conséquences sur les ressources en eau

Si cette pollution semble a priori minime pour la santé, elle aura cependant des conséquences sur l’approvisionnement, puisqu’un quart des ressources en eau de la CUB (Bordeaux et Mérignac sont alimentés par les stations de Saint Médard) est désormais confiné et non exploitable : « Un incident comme celui-là démontre que notre dispositif est vulnérable pour la quantité », a résumé Michel Duvette, directeur de la DDTM. Il a également souligné le « déséquilibre » de l’éocène (nappe profonde) en raison de leur surexploitation.

Le préfet Stefanini a surenchéri en « invitant les collectivités territoriales à accélérer la discussion sur la révision du Sage » (schéma d’aménagement et de gestion des eaux). Les autorités n’ont pas caché leur inquiétude pour l’approvisionnement au mois de septembre, réputé très consommateur. Il faudra aller chercher de l’eau ailleurs.

L’écologiste Gérard Chausset, vice-président de la CUB, s’est dit préoccupé par le coût représenté par cette affaire pour le contribuable et réclame que la facture soit adressée à la SME.

5. Une communication de crise à revoir

Lors de son point presse de mercredi, le vice-président de la CUB chargé de l’eau, Jean-Pierre Turon, a dénoncé la « posture » du groupe EELV, coupable selon lui d’avoir recherché un coup politique. Le fait était pourtant connu depuis longtemps et n’avait pas soulevé d’émotion particulière. Le préfet aurait-il pris aussi rapidement des dispositions réglementaires si les écolos n’avaient pas sollicité les médias ? Pas sûr.

« On a manqué de transparence dans cette affaire, peut-être parce qu’un site militaire était concerné », constate Gérard Chausset, qui a réitéré sa demande d’un examen approfondi de tous les sites de défense de l’agglomération et réclame une accentuation des actions préventives.

Mais la CUB, très discrète depuis le début, devra aussi revoir sa « com ». La question capitale de l’eau mérite plus de maîtrise et supporte mal ce goût du secret qui a semblé prévaloir dans cette histoire de pollution.

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Jacques Mangon, Conseiller municipal à Saint-Médard-en-Jalles, Conseiller à la CUB et Président d’Alternative 2014, dénonce la multiplication des laxismes et des problèmes graves affectant la gestion de la ressource en eau sur la commune de Saint-Médard-en-Jalles.

 

Il rappelle que depuis plus d’un an, les élus du groupe qu’il préside au Conseil municipal ont dénoncé l’accumulation des négligences et par conséquent des pollutions avérées portant sur l’eau produite à Saint-Médard-en-Jalles.

Ainsi, après les pollutions graves et répétées du site de la Gamarde (10% de l’eau produite sur la CUB) imputables à la station essence Leclerc restées sans correction significative depuis 2009 ;

Après le constat de la pollution au perchlorate d’ammonium de la source d’approvisionnement en eau potable de Caupian depuis 2008 ;

Le constat du comité de l’eau constitue la 3° alerte très sérieuse puisque cette pollution affecte désormais toute la ressource présente sur le territoire communal (Gamarde, Thil et Caupian soit 25% de la ressource).

 

Cette multiplication de graves problématiques sur la qualité de l’eau potable produite sur la commune trouve son explication :

- dans la relative passivité des autorités de tutelle (Etat et CUB) qui ont souvent tardé à  répondre aux alertes du concessionnaire ou qui se sont montrées timorées face aux acteurs économiques concernés ;

- par le choix délibéré du Maire de Saint-Médard de s’en tenir avec constance à une politique de l’autruche sur ces questions et de ne pas assumer son rôle de défenseur de la population.

 

Jacques Mangon appelle à une ferme reprise en main de ces questions par l’Etat et par la CUB qui doivent, sans chercher à se défausser assumer leurs responsabilités, au premier rang desquelles figurent :
- la totale transparence sur ces questions ;
- le maintien en quarantaine de la ressource concernée ;
- et une enquête efficace et suivie de conséquences pour déterminer la réalité de la pollution, sa temporalité et le mesures à prendre pour l’éliminer.

 

Il rappelle enfin que ce laxisme s’est encore manifesté dans les procédures retenues en commun par la Mairie et l’Etat lors de la vente de la SNPE à SAFRAN.
Rien n’est en effet prévu pour faire assurer la  dépollution des sols de la SNPE par l’exploitant, si à moyen ou long terme, une partie de ceux-ci devait revenir dans le giron des collectivités publiques. Or ces coûts sont énormes.

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