Archive pour: juillet, 2011

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Il nous est proposé  de lancer la concertation préalable à une procédure de révision simplifiée du PLU qui transformerait les 28 ha du domaine du Bourdieu à Saint-Médard-en-Jalles en zone urbanisable.

Concrètement, il s’agit bien aujourd’hui, du lancement de fait de l’urbanisation de ce vaste secteur dont la collectivité publique est en train de parachever l’acquisition.

Il ne s’agit pas d’un dossier banal, mais au contraire, à bien des égards d’un dossier emblématique pour Saint-Médard et pour la CUB.

Il n’est pas fréquent, en effet, d’avoir en milieu urbain à décider du sort d’un domaine de 28 hectares ouvrant directement sur la place principale d’une ville, dont une partie, la maison de Maître et les quelques hectares qui l’entourent bénéficient d’un classement à l’inventaire des sites

Il n’est pas non plus fréquent de pouvoir apercevoir en plein centre ville à 50 m de la Mairie et de la place principale, comme c’est le cas  à Saint-Médard, au-delà des grilles du domaine du Bourdieu, passer des biches ou des cerfs.

Pour autant le projet qui justifie cette procédure de révision simplifiée ne prend pas en compte cette singularité et n’a aucun état d’âme.

C’est un projet d’urbanisation à l’ancienne, du siècle dernier. 28 hectares en centre ville, ça s’urbanise, il n’y a pas à discuter.

Et en effet, ce projet reprend peu ou prou les conclusions de «  l’étude préalable à l’aménagement du centre-bourg »réalisée par l’AURBA en 2002.

Elle prévoyait déjà l’urbanisation de 18 ou 19 hectares avec la construction de 800 logements sous forme d’immeubles, d’une école et d’un réseau viaire.

L’étude laissait, sous forme de parc résiduel, l’espace immédiatement autour de la demeure, 9 des 28 hectares, c’est à dire l’espace classé cette zone étant évidemment là pour servir d’alibi et de paravent à l’opération immobilière de la Mairie.

L’étude pré-opérationnelle confiée au cabinet REVERT par la Cub en 2006 reprenait à  peu de choses près ces mêmes principes en portant le nombre de logements au delà de 1000.

Evidemment le projet a été traduit dans la novlangue du politiquement correct 2011, c’est-à-dire en mettant éco en préfixe à tout et durable en suffixe à tout.

Ainsi l’écoquartier évoqué dans la délibération est évidemment une supercherie sémantique, le faux nez du béton.

De même pour « l’objectif du projet qui serait selon la délibération de «  conserver à la nature tous ses droits en les valorisant ». Tous ses droits, tu parles ! à une centaine de milliers de m2 SHON près !

Pour nous l’urbanisation du domaine du Bourdieu relève du contresens urbanistique absolu.

En effet, Saint Médard est une ville immense, hélas connue pour dilapider à grande vitesse son patrimoine boisé, mais où l’urbanisation devrait logiquement se faire sur les nombreuses zones sans intérêt particulier en termes de patrimoine naturel ou d’agrément.

Au contraire, Le Bourdieu est un domaine exceptionnel par sa richesse faunistique et floristique, son étendue, la biodiversité qu’il entretient.

Le Bourdieu est un poumon vert indispensable au centre-ville, à conforter, à développer, à valoriser, un atout essentiel pour Saint-Médard, l’un des rares pas encore gâchés, autour duquel on peut créer une forme nouvelle, ambitieuse et qualitative de développement du centre ville.

Nous pensons que la modernité consiste au contraire à ne pas l’urbaniser et à consacrer la totalité de ces 28 hectares à un projet de parc écologique et d’agrément moderne et convivial

Son utilisation à des fins d’urbanisation, en particulier sous le prétexte des logements sociaux,  n’est absolument pas nécessaire dans une ville de 8500 km2 ou 80 000 m2, hors Bourdieu, ont été prévus au PLU au titre de « servitudes de mixité sociale », c’est à dire d’emplacements réservés en grande partie à la construction de logements sociaux, en l’occurrence de l’ordre de 700 logements.

On l’aura compris : il s’agit bien d’un choix essentiel pour Saint-Médard, mais au delà du débat saint-Médardais, ce dossier est tout autant un débat pour la CUB :

  • sur la place que l’on entend réserver à la nature dans le développement de l’agglomération
  • sur la conception qu’on peut avoir du développement durable,
  • sur le degré de priorité accordé à la qualité de vie dans la cité,

Je crois, mes chers collègues, que nous sommes en train de faire pour la nature la même erreur que nous avons faite sur d’autres secteurs en lui appliquant une politique de zonage, c’est-à-dire qu’on sanctuarise de grands espaces lointains comme par exemple le parc intercommunal des Jalles, pour nous dédouaner et justifier l’extirpation méthodique de la nature de notre vie quotidienne.

Que nous apportera dans 30 ans dans cette ville immense d’avoir fait disparaître le  domaine du Bourdieu alors que les possibilités d’urbanisation ailleurs sont très importantes ?

Poser la question, c’est y répondre.

Monsieur le Président, je dirai pour conclure que ce dossier nous appelle à prendre conscience de nos responsabilités de long terme vis-à-vis du rapport que nous voulons maintenir ou pas entre homme et nature.

Il nous invite à nous souvenir qu’urbaniser ca n’est pas déboiser, bétonner et faire du chiffre comme le pratique la municipalité de Saint-Médard, c’est d’abord faire sens, faire lien et favoriser par une recherche exigeante de la qualité urbaine et paysagère l’épanouissement individuel du citoyen et la préservation de notre capital naturel commun.

Je voterai donc contre cette délibération

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Vous nous proposez de céder à Gironde Habitat une parcelle de 28 000m2 située dans le centre de Saint-Médard-en-Jalles, rue Jean Valmy Baysse pour y édifier un programme important de logements.

Cette parcelle est une parcelle boisée de qualité, essentiellement en feuillus, en particulier des chênes.

Vous prévoyiez initialement de la raser pour y édifier 122 appartements en bâtiments R + 2 ainsi qu’une vingtaine de maisons R+1.

Vous avez suscité la franche réprobation des riverains qui ne comprenaient pas la contradiction profonde qu’il y avait entre votre abondante communication sur « la nature au coin de chez vous » et votre volonté de rayer un nouvel espace boisé de qualité de la carte communale.

Supprimer un nouvel espace boisé après ceux de Caupian et de Corbiac pour lui substituer une urbanisation excessive en profond décalage avec le type d’urbanisation de ce secteur.

Qui pourrait reprocher à ces riverains leur souci de cohérence ?

En toute hypothèse pas nous car nous pensons qu’ils ont fait preuve de clairvoyance et que votre projet d’aménagement est symbolique d’une politique d’urbanisation foutraque et désordonnée, obsédée par le quantitatif, que nous dénonçons depuis de longues années.

Certes, vous avez concédé quelques aménagements « cosmétiques » (une quinzaine d’appartements en moins, ici ou là quelques retouches au plan général), mais l’esprit et le volume général du projet demeurent.

Comme d’habitude vous avez essayé de faire croire que ceux qui s’opposaient à ce projet tel qu’il est, qu’il s’agisse des riverains ou de l’opposition, étaient hostiles au logement social, mus par un esprit antisocial, ce qui vous a valu une réaction indignée des participants à la réunion de concertation.

Ce projet n’est pas un projet qui respecte l’harmonie du quartier où il est prévu.

Deux questions sont posées par les riverains et par nous :

  • pourquoi urbaniser cet îlot boisé qui pourrait parfaitement être un vrai support à votre politique « la nature au coin de ma rue » si elle était autre chose qu’un slogan ?
  • et au pire s’il faut urbaniser, pourquoi ne pas urbaniser avec raison, c’est-à-dire avec une densité deux fois inférieure à ce que vous prévoyez pour rester en harmonie avec l’esprit du quartier ?

C’est d’autant plus possible que la ville est dans ce cas de figure propriétaire de la parcelle et qu’elle peut donc rendre l’opération économiquement viable en adaptant ses prétentions.

C’est pourquoi, monsieur le Maire, nous ne voterons pas la vente de ce terrain, car voter la vente de ce terrain, ce serait s’associer à une politique urbaine marquée par le quantitatif et le peu de cas fait du patrimoine naturel aux antipodes de l’urbanisation qualitative et sociale que nous défendons.

 

 

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Le centre de compostage de la grande Jaugue ne doit pas ouvrir !

Considérant l’avis négatif rendu par le  Commissaire enquêteur à l’issue de la procédure d’enquête publique,

Considérant l’importance des arguments objectifs qui fondent cet avis négatif, en particulier :

  • le risque de pollution des sols et des eaux souterraines,
  • les 13.881 passages de camions de gros tonnage qui se feraient en zone agglomérée entre Magudas et Issac  et engendreraient ainsi une saturation de l’axe RD 107 avec une très nette augmentation de sa dangerosité,
  • les risques de pollutions atmosphériques qui peuvent être à l’origine  d’infections et d’allergies,
  • les nuisances olfactives qui sous l’influence des  vents dominants Ouest, Nord-Ouest et Sud Ouest impacteront  les nouvelles zones urbanisées de St Médard : logements sociaux d’ Hastignan, d’ Issac, de Cérillan, et plus à l’est, le centre de Saint-Médard,
  • le risque incendie jugé par le Commissaire-enquêteur insuffisamment pris en compte, puisque les conditions de sécurité sont jugées très insuffisantes par rapport au contexte aggravant de l’environnement industriel du site (camp de Souge, Aérospatiale), de la présence de bois, et de la proximité des zones habitées »,

Le Conseil Municipal de Saint-Médard-en-Jalles, réuni le 6 Juillet 2011,

  • demande à Monsieur le Préfet de la Gironde de suivre l’avis du Commissaire enquêteur et de refuser l’autorisation d’ouverture du site de la Grande Jaugue, porteur de nombreux risques pour les populations résidentes et l’environnement naturel de Saint-Médard-en-Jalles
  • demande à Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux d’abandonner le principe d’un centre de compostage géant et en milieu non clos et de mettre en œuvre des solutions alternatives, à la fois en termes de site et de procédé, respectueuses de l’environnement et dotées en particulier d’un meilleur bilan carbone.

Cette motion a été rejetée par la majorité !

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Je voudrais vous dire notre surprise de ne voir figurer dans l’ordre du jour de ce Conseil aucun dossier, aucune information, ayant trait au passage en Conseil de Communauté du 8 Juillet de la procédure de concertation relative à l’ouverture  d’une procédure de révision simplifiée du PLU concernant le domaine du Bourdieu.

Concrètement, vous avez décidé de passer aux actes en demandant à la CUB de procéder à une révision simplifiée du PLU pour passer le Bourdieu de zone à urbaniser à LT en zone à urbaniser.

Vous ouvrez le chantier du Bourdieu dans la tiédeur de l’été, en catimini, alors qu’il s’agit bien d’un choix essentiel pour Saint-Médard, à la fois sur le plan de la philosophie d’aménagement de notre ville, de la conception qu’on peut avoir du développement durable, de la place de l’homme et de la qualité de vie dans la cité, de la place de la nature dans notre épanouissement individuel.

A vrai dire, notre étonnement n’est que relatif puisque les premiers éléments de votre projet, 77 000 m2 de shon, 800 logements sur 18 ha, à l’époque, sont apparus en 2002, relayés en 2006 par le classement du Bourdieu en zone à urbaniser à LT et par le lancement d’ une étude pré-opérationnelle de 234 000 €.

Nous résumions d’ailleurs en 2006 dans notre journal  vos intentions très claires.

Endormir avant les Municipales. Bétonner après !

Nous y sommes désormais : le processus de Bétonnisation du domaine du Bourdieu est entré dans sa phase directement opérationnelle.

Nous nous opposerons vigoureusement à ce projet.

Pour nous le Bourdieu constitue une zone dont l’urbanisation relèverait du contresens urbanistique absolu.

Le Bourdieu est un poumon vert indispensable au centre-ville, à conforter, à développer, à valoriser un atout essentiel pour Saint-Médard, l’un des rares qui n’a pas encore été gâché, autour duquel on peut bâtir une forme nouvelle et ambitieuse de développement du centre ville.

Son utilisation à des fins d’urbanisation, en particulier sous le prétexte des logements sociaux,  n’est absolument pas nécessaire dans une ville de 8500 km2 ou 80 000 m2, hors Bourdieu, ont été prévus au titre de « servitudes de mixité sociale », c’est à dire d’emplacements réservés pour l’avenir en grande partie à la construction de logements sociaux, en l’occurrence de l’ordre de 700 logements.

A l’aube de ce grand débat pour Saint Médard, nous voulons vous dire, M le Maire, qu’urbaniser pour nous ça n’est pas bétonner et faire du chiffre comme vous le faites, c’est faire sens, faire lien et favoriser par une recherche exigeante de la qualité urbaine et paysagère l’épanouissement individuel du citoyen.


CM du 06/07/11

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