Archive de la catégorie: ‘ Conseil municipal ’

Vendredi 16 décembre dernier, avait lieu le dernier Conseil Municipal de l’année 2011. Il était principalement consacré à la présentation du projet de Budget Primitif pour 2012.

Ce fut l’occasion, pour l’opposition d’intervenir sur de nombreux sujets importants pour les mois à venir.

Ainsi :

  • Pierre Braun est intervenu sur la couverture des zones blanches par une solution de haut-débit hertzien. Il a mis en lumière le manque de concertation du projet, les carences du choix fait par le Maire, le coût très important pour les habitants et les doutes sur l’avenir dans ce domaine. Retrouvez l’intervention de Pierre Braun
  • Jean-Claude Acquaviva est intervenu sur le centre de traitement des déchets verts de la grande Jaugue. Il a rappelé que le projet comporte de nombreuses zones d’ombres et d’inquiétudes (risques de pollutions, dangerosité du trafic poids lourds, nuisances olfactives…). Les revirements du Maire sur ce dossier ne sont pas plus rassurants. Retrouvez l’intervention de Jean-Claude Acquaviva
  • Danièle Layrisse est intervenue pour demander plus de moyens pour le CCAS dans cette période de crise mais également pour proposer des pistes d’amélioration de la politique sociale de la commune vers plus de lien social, d’accessibilité et de proximité. Retrouvez l’intervention de Danièle Layrisse

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En attendant la fibre optique dans huit ans, la Ville envisage une couverture par radio.

Aujourd’hui, 3 200 foyers saint-médardais ne disposent pas d’une connexion Internet satisfaisante. Les quartiers déficitaires sont Issac, Magudas, et en grande partie Corbiac. Ce qui est préjudiciable aux familles autant qu’aux entreprises.

Le vote du Conseil municipal de mercredi (voir nos précédentes éditions) devrait conduire à une solution que l’élu aux nouvelles technologies, Jacques Guichoux, présente comme « innovante et exemplaire ». Le projet est également porté par l’adjoint aux finances Bernard Cases.

Exemplaire dans les deux sens du terme, précise M. Guichoux : « Elle ne doit pas être critiquable, et doit ouvrir la voie à d’autres communes. Le président de la CUB Vincent Feltesse s’est montré très intéressé par la solution que nous envisageons de mettre en place ».

Le temps de la concertationPour l’heure, la décision du Conseil municipal « clôture le dialogue compétitif ». En clair, elle arrête un choix de solution et d’entreprise, ouvert en avril 2011.

Il s’agira d’assurer, à partir de trois pylônes GSM (téléphone portable) existants, et du château d’eau de Saint-Aubin déjà équipé, une couverture par radio (hertzienne) de la zone de carence. Cette solution a été rendue possible par la libération par les militaires d’une bande de fréquence qui portera l’ADSL. Le résultat serait de 6 mégabits, promet l’entreprise pressentie, Altitude Infrastructure. Son expérience sur d’autres villes apporte une crédibilité à ce bon résultat annoncé.

Chez l’abonné, l’actuelle box sera remplacée par une wi-box et une antenne, avec des prix d’abonnement qui iront de 30 à 50 euros, selon le bouquet de services choisis (téléphone, débit 6 MB, télé). La contribution de la commune sera d’environ 200 000 euros.

Reste que la ville souhaite qu’il n’y ait pas de zone d’ombre… dans les esprits. « Nous allons ouvrir une concertation assortie d’une information faite aux habitants, en invitant des spécialistes à venir s’exprimer », poursuit Jacques Guichoux qui, tout en étant persuadé que cette solution est la bonne, n’ignore pas que la route peut comporter des embûches, humains sinon techniques, désormais. « L’entreprise nous dit qu’elle atteindrait l’équilibre avec 300 abonnés, sur un potentiel de plus de 3 000 ».

Reste aussi une autre solution : ne rien faire… en attendant l’arrivée de la fibre optique à l’horizon 2020. Pour Jacques Guichoux et Bernard Cases, on ne peut plus attendre.

Les réserves de l’oppositionL’opposition, par la voix de Pierre Braun, s’est toutefois montrée moins enthousiaste que les porteurs du projet lors du Conseil municipal. Ses interrogations et réaction sont les suivantes : « Voici un dossier que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. De perte de temps en perte de temps, elle arrive bien tard. Le fiasco de votre wimax a fait perdre un temps précieux. Les solutions que vous proposez sont-elles enfin sérieuses ? Sans doute pas complètement à notre avis. Il nous paraît difficilement réalisable d’assurer un débit de 6 mégas par voie aérienne, quand on connaît le taux de déperdition de ce mode de communication, et donc impossible de proposer une offre triple play fonctionnelle ».

« Enfin, avez-vous pris les garanties pour vous assurer que ces zones seront bien équipées de la fibre optique en même temps que le reste de la commune ? Ces zones ne seront-elles pas mises à l’index, considérant que le haut débit y est déjà ? »

Jacques Guichoux répond que la solution hertzienne n’était pas envisageable tant que la fréquence n’était pas disponible.

Voilà qui annonce de nouveaux débats. Mais si tout se passe comme prévu, l’ADSL devrait fonctionner au bout d’Issac à l’été 2012.

 

Source : Sud Ouest du 21/11/2011

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La crise est là. C’est un fait. Elle contraint au réalisme, en tout cas à un minimum de réalisme,  tous les acteurs de l’action publique.

Ainsi, il est vrai qu’on peut nourrir des craintes pour l’avenir sur les conditions du recours à l’emprunt des collectivités locales, si rien ne change.

Il est vrai aussi, et j’ai l’impression que vous avez mis un bémol cette année à votre sempiternelle présentation du gouvernement en affameur des collectivités, que l’Etat, celui d’aujourd’hui mais aussi celui de demain, quels qu’en soient les dirigeants, ne sera pas, ne sera plus ou ne sera pas longtemps celui qui assure des progressions de dotation aux collectivités locales de 2 ou 3 % par an.

Mais ce réalisme obligé a aussi d’autres traductions.

Ainsi par exemple, un  des grands enseignements de votre Débat d’Orientations Budgétaires 2012 (DOB), c’est votre paragraphe sur les efforts de gestion qui portent leurs fruits, paragraphe qui ne manque pas de saveur pour qui connait l’histoire politique récente de Saint-Médard.

Qui écrit :

« Nous sommes particulièrement attentif à l’évolution de notre masse salariale qui comme vous le savez, est la principale de nos charges de fonctionnement. Nos efforts en la matière portent notamment sur des réorganisations de nos missions et sur l’examen au cas par cas de l’opportunité de remplacer les agents quittant la collectivité. Nous avons pu ainsi contenir l’évolution de nos dépenses de personnel. En 2010, rapportée au nombre d’habitant, nos charges salariales étaient de 619 euros par habitant contre 684 euros pour la moyenne des communes de strate démographique équivalente. » ?   

Sans doute un affreux ultralibéral, un suppôt du capitalisme amoral, un ennemi affirmé de la fonction publique.

Et bien non, c’est le Maire socialiste de SMJ, page 6 de ses Orientations Budgétaires 2012.

Incontestablement, ce paragraphe ne manque pas de sel pour qui se souvient, des philippiques véhémentes qui nous étaient adressées à chaque débat budgétaire par le Maire et plusieurs de ses adjoints durant tout le mandat précédent chaque fois que nous demandions de maîtriser les dépenses de fonctionnement (qui filaient à l’époque entre +4 et +6 % par an) et de limiter la masse salariale au nécessaire.

Ainsi donc, vous glorifiez aujourd’hui la politique que vous dénonciez hier comme impossible, simplement parce que c’est nous qui la préconisions.

Oui Monsieur le Maire, on peut, exactement comme nous le sommes, ne pas être un ennemi de l’emploi public, au contraire même le défenseur de son utilité, mais le générer simplement quand il est nécessaire.

Donc Monsieur le Maire, nous prenons acte aujourd’hui  de votre conversion au Sarkosysme le plus triomphant. Nous verrons si comme on le dit, les derniers convertis sont les plus zélés.

Pour le reste, ce que vous présentez comme vos choix, mérite quand même quelques commentaires, surtout au vu de ce que l’année 2011 a révélé sur votre gestion.

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