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Évoqué en Conseil de CUB, hier, le budget 2012 vise à maintenir un rythme élevé d’investissement, malgré une conjoncture très incertaine.

«Je vous préviens, c’est du lourd. » Vincent Feltesse, le président de la CUB, avait trouvé la formule juste dès la conférence de presse du matin, pour définir le menu de la séance du Conseil de Communauté urbaine.

Du lourd, en effet, et du long : cinq bonnes heures de débat. Une séance fleuve qui s’est achevée sans le président Feltesse, appelé à d’autres obligations, ni son premier vice-président, Alain Juppé, attendu ailleurs lui aussi, comme une bonne partie de l’assemblée. Voici un bref résumé des principales délibérations.

1 Un budget de résistance pour 2012

Le grand argentier de la CUB, Ludovic Freygefond, a rappelé que la loi de Finances pour 2012 intervient dans « un environnement économique et financier instable et incertain ». Selon lui, tous les acteurs publics et privés « sont directement ou indirectement touchés par la crise ». Pas très réjouissant.

Le débat d’orientation budgétaire n’a pas donné lieu à de grandes envolées, mais Alain Anziani (PS, Mérignac) a insisté sur le fait que, si Matignon a lancé « une sorte d’appel républicain à réduire les déficits, ces déficits sont avant tout ceux de l’État. Les déficits des collectivités locales ne représentent que 1,2 % du déficit national ».

Lancée par le communiste Max Guichard, l’idée d’une conférence bancaire, pour exprimer la position des collectivités, fait son chemin. Pour l’an prochain, la CUB fait le pari de maintenir un rythme élevé d’investissement (424 M€) pour résister à la crise, mais avec un recours accru à l’emprunt (114 M€). En 2012, elle restera le 1er donneur d’ordres d’Aquitaine, toutes collectivités confondues.

2 Le réseau TBC est dans le dur

La CUB a voté le rapport d’activité du réseau TBC (bus et tramways) pour l’exercice 2010, qui traduit une position difficile pour le délégataire Keolis (fraude élevée, déficit en hausse, objectifs chiffrés non tenus…).

Plusieurs élus ont défendu Keolis. Christophe Duprat (UMP, Saint-Aubin-de-Médoc) rappelle qu’en 2010, le délégataire a « mis en place un nouveau réseau, lancé le VCub et repris Mobibus. Et en 2011, la fréquentation est en hausse de 5 %, les recettes de 10 % ». Pour Gérard Chausset (EELV, Mérignac), il faut être patient : « Entre 2009 et 2011, le réseau a gagné 20 millions de voyageurs supplémentaires. Nous allons faire 108 millions de voyageurs en 2011. En septembre, il y a eu 10 millions de voyageurs sur un mois, idem en octobre, ce qui ne s’était jamais produit. Keolis n’est pas parfait, mais il faut se souvenir d’où nous venons. En 2008, le réseau de la CUB était au niveau de celui de Laval. »

Ironie de Michel Olivier (PC, Pessac) : « Avec ces excellents résultats, je propose qu’on se penche sérieusement sur la mise en régie des transports. »

3 Utilité publique en vue pour la ligne D

Adoption de la déclaration de projet de construction de la quatrième ligne de tram, la D, entre les Quinconces et Eysines, via Fondaudège et Le Bouscat. Le préfet n’attend plus que cet acte pour prononcer la déclaration d’utilité publique (DUP). Ultime et vaine charge de Jacques Mangon (Modem, Saint-Médard-en-Jalles) pour qui la D « est une erreur adoptée après une concertation orientée. Toute la partie sud du quadrant nord-ouest sera lésée ».

4 L’opportunité d’une Zapa va être étudiée

Attention, la polémique risque de revenir : la CUB va participer à une étude sur l’opportunité de créer une ou plusieurs Zones d’action prioritaire pour l’air (Zapa). Ce dispositif nouveau peut entraîner des mesures très contraignantes pour les automobilistes, comme les péages urbains ou la pénalisation des moteurs les plus polluants.

 

Source : Sud Ouest du 26/11/2011

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En attendant la fibre optique dans huit ans, la Ville envisage une couverture par radio.

Aujourd’hui, 3 200 foyers saint-médardais ne disposent pas d’une connexion Internet satisfaisante. Les quartiers déficitaires sont Issac, Magudas, et en grande partie Corbiac. Ce qui est préjudiciable aux familles autant qu’aux entreprises.

Le vote du Conseil municipal de mercredi (voir nos précédentes éditions) devrait conduire à une solution que l’élu aux nouvelles technologies, Jacques Guichoux, présente comme « innovante et exemplaire ». Le projet est également porté par l’adjoint aux finances Bernard Cases.

Exemplaire dans les deux sens du terme, précise M. Guichoux : « Elle ne doit pas être critiquable, et doit ouvrir la voie à d’autres communes. Le président de la CUB Vincent Feltesse s’est montré très intéressé par la solution que nous envisageons de mettre en place ».

Le temps de la concertationPour l’heure, la décision du Conseil municipal « clôture le dialogue compétitif ». En clair, elle arrête un choix de solution et d’entreprise, ouvert en avril 2011.

Il s’agira d’assurer, à partir de trois pylônes GSM (téléphone portable) existants, et du château d’eau de Saint-Aubin déjà équipé, une couverture par radio (hertzienne) de la zone de carence. Cette solution a été rendue possible par la libération par les militaires d’une bande de fréquence qui portera l’ADSL. Le résultat serait de 6 mégabits, promet l’entreprise pressentie, Altitude Infrastructure. Son expérience sur d’autres villes apporte une crédibilité à ce bon résultat annoncé.

Chez l’abonné, l’actuelle box sera remplacée par une wi-box et une antenne, avec des prix d’abonnement qui iront de 30 à 50 euros, selon le bouquet de services choisis (téléphone, débit 6 MB, télé). La contribution de la commune sera d’environ 200 000 euros.

Reste que la ville souhaite qu’il n’y ait pas de zone d’ombre… dans les esprits. « Nous allons ouvrir une concertation assortie d’une information faite aux habitants, en invitant des spécialistes à venir s’exprimer », poursuit Jacques Guichoux qui, tout en étant persuadé que cette solution est la bonne, n’ignore pas que la route peut comporter des embûches, humains sinon techniques, désormais. « L’entreprise nous dit qu’elle atteindrait l’équilibre avec 300 abonnés, sur un potentiel de plus de 3 000 ».

Reste aussi une autre solution : ne rien faire… en attendant l’arrivée de la fibre optique à l’horizon 2020. Pour Jacques Guichoux et Bernard Cases, on ne peut plus attendre.

Les réserves de l’oppositionL’opposition, par la voix de Pierre Braun, s’est toutefois montrée moins enthousiaste que les porteurs du projet lors du Conseil municipal. Ses interrogations et réaction sont les suivantes : « Voici un dossier que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. De perte de temps en perte de temps, elle arrive bien tard. Le fiasco de votre wimax a fait perdre un temps précieux. Les solutions que vous proposez sont-elles enfin sérieuses ? Sans doute pas complètement à notre avis. Il nous paraît difficilement réalisable d’assurer un débit de 6 mégas par voie aérienne, quand on connaît le taux de déperdition de ce mode de communication, et donc impossible de proposer une offre triple play fonctionnelle ».

« Enfin, avez-vous pris les garanties pour vous assurer que ces zones seront bien équipées de la fibre optique en même temps que le reste de la commune ? Ces zones ne seront-elles pas mises à l’index, considérant que le haut débit y est déjà ? »

Jacques Guichoux répond que la solution hertzienne n’était pas envisageable tant que la fréquence n’était pas disponible.

Voilà qui annonce de nouveaux débats. Mais si tout se passe comme prévu, l’ADSL devrait fonctionner au bout d’Issac à l’été 2012.

 

Source : Sud Ouest du 21/11/2011

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