Entre fausse vertu budgétaire et vraies erreurs environnementales !
1. Ce conseil est l’occasion de donner un avis sur le renouvellement de l’autorisation d’exploiter de la station essence « Leclerc » distante de seulement 1 km d’un site de production d’eau potable de la CUB.
Or la station essence est à l’origine de pollutions répétées du sol et des eaux, en particulier celle de 2009, majeure, ayant entrainé la fermeture de la source de la Gamarde du 10 Juin 2009 au 4 Avril 2010.
Malgré un rapport accablant de la lyonnaise des eaux, une recommandation du Vice président de la Cub en charge de l’eau de ne pas renouveler cette autorisation, le Maire et sa majorité ne voient aucun problème et donnent un avis favorable.
Nous votons contre et nous demandons
-que la commune émette un avis négatif sur la reconduction de l’autorisation d’exploiter la station essence jusqu’à sécurisation complète des sources, des *sites et des procédures
-que le Maire prenne un arrêté de restriction d’usage des eaux souterraines (eau de piscine, arrosage des légumes, abreuvage du bétail)dans le quartier concerné (Berlincan, Les Pradères, voire les prairies de Gamarde
-que la commune demande au Préfet de mandater une expertise extérieure pour évaluer plus finement les risques, les mesures à prendre, les vérifications à accomplir afin d’ écarter tout nouveau danger de contamination et faire cesser tout risque de pollution de la station de Gamarde.
2. Deuxième dossier majeur, l’avis donné par la commune sur l’enquête publique relative à la création à Issac d’un centre de traitement des déchets verts d’une capacité de 75 000 tonnes.
Nous votons contre ce projet qui générera de fortes nuisances pour les quartiers Ouest, en particulier olfactives et de transit (près de 5000 poids lourds supplémentaires).
3. L’image donnée par le projet de budget primitif 2011 est un peu améliorée par rapport à celle, mauvaise, des années précédentes.
Cette image trompeuse a une explication simple : la ville obtient en 2011 des recettes exceptionnelles qui ne se répéteront pas à l’avenir, en particulier la cession par bail emphythéotique de la gendarmerie qui produit une somme de 2 millions d’euros au budget 2011.
Cette fausse vertu est en fait gagée sur des recettes exceptionnelles.
Dans la réalité, on observe toujours le même décalage entre la communication municipale avec l’affichage d’intentions et la réalité du terrain.
C’est le cas par exemple entre la communication municipale sur la « dynamique verte » et la volonté d’urbanisation massive d’espaces boisés à Caupian, à Corbiac, rue Jean Valmy Baysse ou à Issac.
Nous votons contre le budget.