Jacques MANGON intervient sur le transfert partiel de la compétence culturelle à la CUB

Jacques MANGON, Conseiller à la CUB et Conseiller municipal de Saint Médard en Jalles, est  intervenu sur le transfert partiel de la compétence culturelle à la CUB lors du dernier conseil municipal de la commune le 8 février 2012.

« Lors du vote à la CUB, toutes ces délégations de compétences étaient présentées de manière groupée. C’était assez frustrant car le vote a été global et du coup positif alors que j’avais des appréciations très différentes sur les unes et l’autre.

Nous n’avons en effet pas de problème pour 3 des 4 transferts de compétences qui relèvent d’une logique assez évidente, d’efficacité, de gain de temps ou de niveau adéquat de compétence.Il s’agit des aires de grand passage, des fouilles archéologiques et des réseaux de chaleur.

C’est en revanche beaucoup moins évident pour ce qui concerne la culture qui amène de nombreuses interrogations

Pourquoi ?

Lire la suite

Aucun commentaire

Vendredi 16 décembre dernier, avait lieu le dernier Conseil Municipal de l’année 2011. Il était principalement consacré à la présentation du projet de Budget Primitif pour 2012.

Ce fut l’occasion, pour l’opposition d’intervenir sur de nombreux sujets importants pour les mois à venir.

Ainsi :

  • Pierre Braun est intervenu sur la couverture des zones blanches par une solution de haut-débit hertzien. Il a mis en lumière le manque de concertation du projet, les carences du choix fait par le Maire, le coût très important pour les habitants et les doutes sur l’avenir dans ce domaine. Retrouvez l’intervention de Pierre Braun
  • Jean-Claude Acquaviva est intervenu sur le centre de traitement des déchets verts de la grande Jaugue. Il a rappelé que le projet comporte de nombreuses zones d’ombres et d’inquiétudes (risques de pollutions, dangerosité du trafic poids lourds, nuisances olfactives…). Les revirements du Maire sur ce dossier ne sont pas plus rassurants. Retrouvez l’intervention de Jean-Claude Acquaviva
  • Danièle Layrisse est intervenue pour demander plus de moyens pour le CCAS dans cette période de crise mais également pour proposer des pistes d’amélioration de la politique sociale de la commune vers plus de lien social, d’accessibilité et de proximité. Retrouvez l’intervention de Danièle Layrisse

Aucun commentaire

Aucun commentaire

L’intérêt municipal oublié

Petit par le nombre de dossiers, le conseil municipal du 16 Février a néanmoins permis d’illustrer, au travers de 2 dossiers, comment l’intérêt municipal pouvait être soit oublié, soit bradé.

Ainsi la ville a donné son accord à l’instauration par le Préfet d’une « servitude d’utilité publique » sur les 435 hectares de terrains pollués de la SME (SNPE Matériaux Energétiques).

Cette démarche vise à prendre en compte la pollution dans le cadre de la poursuite de l’exploitation industrielle du site, et seulement celle-ci.

Elle ne prévoit pas ce qui se passerait en cas de changement d’usage puisqu’elle en laisse la charge aux initiateurs de ce changement.

En effet, selon qu’on retient comme norme de dépollution un usage industriel comme aujourd’hui ou d’habitation car à 20 ou 50 ans, qui peut l’exclure à priori, les coûts de dépollution varient dans des proportions considérables. On parle de 100 M d’euros dans la version sols adaptés à l’habitation.

En minorant le coût de dépollution, cette SUP rend service à la transaction SME SAFRAN en simplifiant les négociations financières sur le coût de la dépollution mais rend elle en l’état service aux genérations futures de saint-médardais, voire à nous-mêmes ?

Nous aurions souhaité que le Maire fasse prévaloir l’intérêt à long terme de la commune en prévoyant, sur le principe du pollueur-payeur, qui prendrait en charge la dépollution si une partie des terrains devait être récupérée par la commune. Tel n’est pas le cas et c’est un risque pour la commune.

Le deuxième dossier est emblématique de la politique  urbanistique erratique de la ville. Il concerne une échoppe du début du siècle sur un terrain de  1200m2 préemptée par la Cub à la demande de la commune, sans but très précis le 14 Avril 2008 pour 340 000€ .Au bout de 2 ans maximum la ville a l’obligation de racheter le terrain à la Cub.

Or la ville n’ayant aucun projet sur ce terrain trois ans après, la Cub revend le bien préempté à un particulier pour une somme inférieure.

Bilan de l’opération : la ville perd 78 000 €, somme qu’elle doit rembourser à la CUB et qui correspond à la différence prix d’achat-prix de vente et aux frais de portage financier.

Commentaires (3)

Entre fausse vertu budgétaire et vraies erreurs environnementales !

1. Ce conseil est l’occasion de donner un avis sur le renouvellement de l’autorisation d’exploiter de la station essence « Leclerc » distante de seulement 1 km  d’un site de production d’eau potable de la CUB.

Or la station essence est à l’origine de pollutions répétées du sol et des eaux, en particulier celle de 2009, majeure, ayant entrainé la fermeture de la source de la Gamarde du 10 Juin 2009 au 4 Avril 2010.

Malgré un rapport accablant de la lyonnaise des eaux, une recommandation du Vice président de la Cub en charge de l’eau de ne pas renouveler cette autorisation, le Maire et sa majorité ne voient aucun problème et donnent un avis favorable.

Nous votons contre et nous demandons

-que la commune émette un avis négatif sur la reconduction de l’autorisation d’exploiter la station essence jusqu’à sécurisation complète des sources, des *sites et des procédures

-que le Maire prenne un arrêté de restriction d’usage des eaux souterraines (eau de piscine, arrosage des légumes, abreuvage du bétail)dans le quartier concerné (Berlincan, Les Pradères, voire les prairies de Gamarde

-que la commune demande au Préfet de mandater une expertise extérieure pour évaluer plus finement les risques, les mesures à prendre, les vérifications à accomplir afin d’ écarter tout nouveau danger de contamination et faire cesser tout risque de pollution de la station de Gamarde.

2. Deuxième dossier majeur, l’avis donné par la commune sur l’enquête publique relative à la création à Issac d’un centre de traitement des déchets verts d’une capacité de 75 000 tonnes.

Nous votons contre ce projet qui générera de fortes nuisances pour les quartiers Ouest, en particulier olfactives et de transit (près de 5000 poids lourds supplémentaires).

3. L’image donnée par le projet de budget primitif 2011 est un peu améliorée par rapport à celle, mauvaise, des années précédentes.

Cette image trompeuse a une explication simple : la ville obtient en 2011 des recettes exceptionnelles qui ne se répéteront pas à l’avenir, en particulier la cession par bail emphythéotique de la gendarmerie qui produit une somme de 2 millions d’euros au budget 2011.

Cette fausse vertu est en fait gagée sur des recettes exceptionnelles.

Dans la réalité, on observe toujours le même décalage entre la communication municipale avec l’affichage d’intentions et la réalité du terrain.

C’est le cas par exemple entre la communication municipale sur la « dynamique verte » et la volonté d’urbanisation massive d’espaces boisés à Caupian, à Corbiac, rue Jean Valmy Baysse ou à Issac.

Nous votons contre le budget.

Aucun commentaire