En critiquant la première partie du mandat de Serge Lamaison, Jacques Mangon a annoncé sa candidature pour 2014 .

Jacques Mangon, l’opposant le plus actif de la majorité du maire Serge Lamaison et de sa majorité PS (1), avait l’intention de porter, via la presse, son regard critique sur la politique municipale à la mi-mandat.

Et donc de se livrer à un catalogue des questions qui ont fait débat durant les trois années écoulées, le plus souvent entre le maire et lui-même lors des Conseils municipaux, à savoir la non-arrivée du tramway, la création d’un centre de traitement communautaire des déchets verts, les pollutions des nappes phréatiques et des sols de la poudrerie, l’urbanisation et la gestion des espaces verts.

Chemin faisant, dans la discussion, Jacques Mangon a lâché une phrase qui ne passera pas inaperçue : « En 2014 je serai en tête d’une liste de rassemblement d’intérêt municipal ».

« Au-delà des étiquettes »

Avec l’UMP ? Avec les Verts ? « Je ferai passer le projet avant les étiquettes. » Face à qui ? « Je pense que Serge Lamaison repartira pour un 6e mandat. Tout le laisse à penser. » Et si ce n’était pas Serge Lamaison, qui donc ? « Je n’ai pas d’avis là dessus ; c’est leur problème. » Et Jacques Mangon d’ajouter « avec cette majorité, j’ai le sentiment, en filant une métaphore, que l’on soit arrivé aux témoins d’usure des pneus. Aller plus loin, poursuivre la route, deviendra très dangereux ».

Pour les dossiers, Jacques Mangon, par ailleurs élu à la CUB, estime que Saint-Médard n’occupe pas au sein de la Communauté urbaine le rôle qu’elle devrait avoir : « Le tramway a échappé à notre ville qui compte pourtant 30 000 habitants ; par contre nous allons hériter des déchets verts de l’agglomération, malgré tous les avis défavorables rendus par le commissaire enquêteur. J’ai été le seul élu de la CUB à me prononcer contre la solution qui prive Saint-Médard du tram ; les autres élus saint-médardais l’ont entérinée. »

Sur les espaces verts, Jacques Mangon martèle que « la vision du maire est très quantitative, qu’il dilapide les espaces naturels sans réflexion globale. M. Mangon revient sur les quatre grosses opérations en cours ou à venir (entre 100 et 200 logements chacune), et surtout sur le dossier des 28 hectares du Bourdieu, en centre-ville, voués à un partage entre un parc public et des logements, répartis selon le projet, en 18 hectares pour le premier, 10 hectares pour les seconds.

Emblématique Bourdieu

« Le Bourdieu est emblématique de la politique d’urbanisation à Saint-Médard : les espaces vert alibi pour faire passer le béton. J’ai recueilli un millier de signatures hostiles à ce projet sur mon blog. Nous allons mener une démarche sur le terrain. Il faut acquérir ce terrain, le financer sur quatre ou cinq ans comme n’importe quel autre investissement et d’en faire un grand parc, à l’échelle du Parc bordelais à Bordeaux. Saint-Médard a la chance d’avoir encore un atout de cette nature. Imaginer un millier de logements, des voiries, des équipements sur 10 hectares !

Pollutions, environnement, Jacques Mangon note que toutes « mes alertes, qui se sont montrées avérées, ont été raillées lors des Conseils municipaux ».

La campagne municipale 2014 part tôt et démarre fort.

Source : Sud Ouest du 09/12/11

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L’ordre du jour du  Conseil Municipal du 28 Septembre était surtout orienté autour de 3 grands débats ; le rapport d’activités 2010 de la Communauté Urbaine, le débat sur le projet métropolitain et le débat d’orientations sur le projet d’aménagement et de développement durables.

Trois dossiers majeurs pour Saint-Médard ont émergé de ces débats en mettant à chaque fois en relief les décisions erronées prises par la municipalité.

 

1. La question des graves pollutions des nappes phréatiques de Saint-Médard : à ce jour, 4 des sites de prélèvement d’eau sur la commune de Saint-Médard ont fait l’objet de pollutions majeures et sont suspectés d’une pollution résiduelle importante, soit du fait de la station essence du centre Leclerc (pour la station de Gamarde) soit du fait d’une pollution au perchlorate d’ammonium sur le sol de la SNPE (en particulier sources de Caupian et du Thil).

De ce fait, la production d’eau à partir de ces sites saint-médardais qui fournissent à peu près 20 % à 25% de l’eau potable consommée sur la CUB, a du être stoppée jusqu’à nouvel ordre.

Le plus inquiétant est que le Maire est resté totalement inerte, passif et même complaisant sur toutes ces pollutions alors que pourtant nous étions intervenus à de nombreuses reprises sur ces sujets en Conseil Municipal et dans nos journaux d’information. Il nous a régulièrement accusés de jouer sur les peurs et de répandre de fausses informations. On voit bien aujourd’hui qui désinformait : assurément pas nous !

Erreur ou faute ?

 

2. La question de la « métropole millionnaire » telle qu’elle apparait au centre du projet d’agglomération.

Nous avons fait remarquer que, s’agissant plus d’un slogan que d’un véritable projet, il portait en lui, comme tous ces types d’objectifs, de nombreuses possibilités de dérives quantitatives et dogmatiques.

Nous avons réaffirmé notre attachement à un développement qualitatif de la CUB au profit de ses habitants et de la qualité de vivre et de créer dans l’agglomération.

Nous avons à l’inverse exprimé notre inquiétude sur des projets quantitatifs tels celui des « 50 000 logements » qui pourraient justifier tout et n’importe quoi.

 

3. Le débat sur le PADD (document qui préfigure le Plan Local d’Urbanisme) qui montrait les différences d’approche entre la majorité et nous, a enfin pu être utilement illustré par la réunion dite de concertation qui avait eu lieu la veille sur le projet d’urbanisation (1000 logements, des voieries, un groupe scolaire, etc..) du domaine du Bourdieu (28 hectares naturels au centre ville).

Réunion au cours de laquelle, on a appris que le Maire n’avait pas préempté l’achat fait il y a une dizaine d’années de 15 hectares du domaine du Bourdieu par un promoteur pour un prix très raisonnable sans en référer à quiconque ! Erreur ou faute ?

Sur ce sujet, nous avons aussi soumis au Conseil une motion pour réaffirmer :

  • l’atout exceptionnel que représente pour la commune l’existence au centre ville d’un aussi vaste patrimoine faunistique, floristique et architectural
  • la nécessité de tout mettre en œuvre pour récupérer la maîtrise foncière du domaine et ainsi pouvoir lui affecter un usage public au bénéfice de tous les saint-médardais.
  • l’engagement de la commune à ce que cet usage public se fasse sans aucune forme d’urbanisation en préservant  le caractère naturel de la totalité des 28 hectares actuels.

Hélas sans surprise, nous avons voté seuls la motion, la majorité votant évidemment contre puisque son projet est d’urbaniser : erreur ou faute ?

 

Enfin nous avons également profité de ce Conseil pour poser la question des emprunts toxiques à Saint-Médard-en-Jalles suite à l’article du Journal Libération : « votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? « .

En effet, cet article indique que notre commune a recouru à deux emprunts dits « toxiques » auprès de la banque Dexia avec un risque de surcoût de 753 000 € !

Face à cette question, la municipalité a simplement répondu que Libération « mentait pour vendre du papier », qu’ils étaient dans l’erreur et qu’il n’y avait pas d’emprunts toxiques à Saint-Médard. Par ailleurs, le Maire a indiqué que le recours à des emprunts structurés à taux variables était totalement normal et qu’il n’y aurait pas de surcoûts.

Nous souhaitons que le Maire dise vrai…

Commentaires (3)

NE SOYEZ PAS DUPES !

Vous croyez participer à une réunion de concertation. En fait, vous êtes la proie d’une opération de manipulation orchestrée par le Maire.

Son but : vous faire croire que l’opération du Bourdieu consiste à créer un parc de 9 hectares et presque rien de plus.

C’EST FAUX ! L’opération du Bourdieu est une opération d’urbanisation de grande ampleur prévue de très longue date par le Maire (1ère étude en 2002, 2ème étude en 2007) visant à urbaniser les 2/3 du domaine de Bourdieu (19 hectares sur 28) et à créer, en mélangeant promotion privée et constructions publiques, au moins un millier de logements, voire beaucoup plus, ainsi que des équipements publics (commerces, voieries, parkings, équipements scolaires).

Dans le projet du Maire, le parc de 9 hectares n’est là que :
- pour « faire passer la pilule » de l’urbanisation massive du domaine ;
- parce qu’il n’est pas possible d’urbaniser l’espace autour de la chartreuse, puisque celle-ci est classée pour partie à l’inventaire des bâtiments historiques.

LE DOCUMENT DE « CONCERTATION » qui a été distribué est un document de manipulation, rédigé pour minorer et occulter la partie urbanisation du projet, pourtant majoritaire.

Pour nous, urbaniser le Bourdieu relève du contresens absolu !
Nous pensons que le Bourdieu est un espace naturel et patrimonial remarquable, à préserver, qui peut contribuer d’une manière déterminante à la qualité de vie dans la cité.
Atout essentiel pour Saint-Médard, l’un des rares qui n’a pas encore été gâché, c’est le lieu rêvé et la superficie voulue (les 28 hectares) pour créer un grand parc écologique et d’agrément, utile à tous, qui permettra de mettre en oeuvre une forme nouvelle, écologique et ambitieuse de développement du centre ville.

Ne soyez pas dupes, avec nous sauvez du béton le domaine du Bourdieu !

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Publié dans Sud-Ouest le 03 août 2011 par Hervé Pons.

Prémices à l’urbanisation du domaine du Bourdieu

Un vote de la CUB permet l’aménagement et la construction de logements dans le parc de 28 hectares. Une pétition « contre » est lancée par l’élu Jacques Mangon.

La délibération était à l’ordre du jour de la CUB lors de sa séance du 8 juillet. Avec l’intitulé suivant : « la ville de Saint-Médard-en-Jalles propose la mise en œuvre d’une opération d’aménagement sur le site du Bourdieu visant la création d’un écoquartier.

Ce projet se développera autour de la nature (création d’un parc public de 10 hectares), une partie du domaine sera ouverte à l’urbanisation avec une logique de mixité sociale et s’accompagnera de la création d’équipements publics (équipements scolaires, salle de sport, espace naturel de grand jeu, bassins de rétention des eaux pluviales). » Le texte ajoute que « compte tenu de l’intérêt général de ce projet, il convient d’engager une procédure de révision du PLU et de mettre en place les modalités de la concertation ».

Une voix contre

 

Au cours de cette séance du 8 juillet, le leader de l’opposition (Modem/Communauté d’avenir) de Saint-Médard, Jacques Mangon, également élu à la CUB, a formulé un long argument justifiant de son opposition au projet (1).

Ce qui n’est pas surprenant : l’urbanisation à venir du parc du Bourdieu – 28 hectares en centre-ville où gambadent biches, chevreuils et lapins – est une question ancienne et connue, qui avait notamment fortement animé la campagne électorale en 2008.

Pour Jacques Mangon, face à ses collègues de la CUB, « il ne s’agit pas d’un projet banal, mais au contraire d’un dossier emblématique pour Saint-Médard et pour la CUB ». « Il n’est pas fréquent, en effet, d’avoir en milieu urbain à décider du sort d’un domaine de 28 hectares ouvrant directement sur la place principale d’une ville. Votre projet d’urbanisation est à l’ancienne, du siècle dernier ! Évidemment il a été traduit dans la novlangue du politiquement correct, c’est-à-dire en mettant éco en préfixe à tout et durable en suffixe à tout ». Jacques Mangon enfonce le clou : « Votre écoquartier est une supercherie, le faux nez du béton. La modernité consiste au contraire à ne pas urbaniser et à consacrer la totalité de ces 28 hectares à un projet de parc écologique et d’agrément moderne et convivial ».

En milieu de semaine dernière, M. Mangon a ouvert une pétition sur le site de son association Alternative 2014. Il y a recueilli 200 signatures en quatre jours.

Dix hectares pour la forêt

À la mairie de Saint-Médard, en l’absence du maire en vacances, on indique que l’aménagement du Bourdieu sera mis à la concertation avec les habitants à la rentrée, qu’elle durera au moins 16 mois, qu’un minimum de 10 hectares sera réservé à la forêt sous la forme d’un parc public ; que les constructions, en bois, novatrices, dans une logique de mixité sociale et intergénérationnelle, ne devraient pas excéder 5 hectares, organisée de part et d’autre d’une vaste « allée centrale boisée » (2).

Des éléments qui ne sont pas de nature à satisfaire la Sepanso, association de protection de l’environnement qui, de son côté, a adressé un courrier au président de la CUB, Vincent Feltesse, lui demandant de revenir sur ce projet qu’il entend inscrire dans le programme d’agglomération « 55 000 hectares verts pour 900 000 habitants en 2030 ».

(1) Une voix contre – celle de Jacques Mangon- et 8 abstentions. (2) Une partie du terrain serait, selon nos sources, en cours d’acquisition en ce mois de juillet.

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