Centre de compostage de la grande Jaugue : il faut prendre en compte l’avis négatif du commissaire enquêteur !

Le commissaire-enquêteur vient de donner un avis défavorable à la création du centre de compostage de déchets verts (75 000 tonnes) de « La Grande Jaugue » à Issac. Or, le commissaire-enquêteur est une personnalité indépendante nommée par le président du tribunal administratif de Bordeaux pour ses qualités d’impartialité et de compétence. À l’issue d’un travail approfondi et objectif, il a fondé son avis défavorable sur huit points qui, pour l’essentiel, reprennent totalement notre position.

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non à la pollution des sols et des eaux souterraines.

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non à l’augmentation du trafic poids lourds et à sa dangerosité.
Le commissaire-enquêteur comptabilise 13 881 passages de camions et écrit (page 18) : « Ce trafic se ferait en zone agglomérée entre Magudas et Issac, avec équipements scolaires, engendrant ainsi une saturation de l’axe RD107 avec la très nette augmentation de la dangerosité d’une voirie non aménagée ».

- Comme nous, le commissaire-enquêteur dit non au risque de pollutions atmosphériques et d’émission de mauvaises odeurs. En raison des risques de pollutions atmosphériques qui peuvent être à l’origine d’infections et d’allergies, le commissaire-enquêteur recommande de « rechercher un autre site plus adéquat ou bien un autre procédé avec contrôle des rejets en milieu fermé comme dans d’autres pays européens » (page 24 du rapport).

Sur les odeurs, le commissaire-enquêteur relève les nombreux défauts de l’étude fournie et conclut : « Ce sont les nouvelles zones agglomérées de Saint-Médard : logements sociaux d’Hastignan, d’Issac, de Cérillan, etc. qui sont implantées sous les vents dominants Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest et, plus à l’Est, le centre de Saint-Médard qui se trouveront impactées par les nuisances olfactives » (page 27 du rapport).

Tous ces points sont exactement ceux que nous mettons en avant depuis 2008.

De plus, le rapport ajoute même une critique supplémentaire par rapport au risque incendie : il ajoute (page 21) que : « Face au risque incendie, les conditions de sécurité s’avèrent très insuffisantes par rapport au contexte aggravant de l’environnement industriel du site (camp de Souge, aérospatiale), de la présence de bois et de la proximité des zones habitées ».

Toutes ces critiques ne sont pas minces, elles sont majeures, objectives et argumentées. Elles constituent un désaveu cinglant pour le maire, qui essaie depuis 2008 d’imposer ce projet. Mais, au-delà du désaveu, ce qui importe, c’est l’intérêt des Saint-Médardais, donc la prise en compte de l’avis négatif du commissaire-enquêteur par la Cub et le préfet.

C’est pourquoi nous demandons :

- l’arrêt de ce projet d’implantation contraire à l’intérêt des habitants, en particulier ceux des quartiers d’Issac, d’Hastignan et de Cérillan ;

- la recherche de solutions alternatives sans risque pour les populations et respectueuses de l’environnement.

Les élus du groupe : Jacques Mangon, Danièle Layrisse, Jean-Claude Acquaviva, Krista Badet, Pierre Braun, Séverine Fauconneau

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Centre de compostage d’Issac : un camouflet pour le Maire

(mai 2011)

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La mairie indifférente à l’environnement

La fin de l’année 2010 et le conseil municipal du 15 décembre ont fait, à travers deux sujets majeurs, la démonstration de l’attitude du maire et de la majorité face aux problématiques environnementales.

Le centre de traitement des déchets verts d’Issac pénalisera les quartiers Ouest

L’usine de traitement des déchets verts va ouvrir en 2011 à Issac (site de La Grande Jaugue). Cette implantation, voulue par le maire, va dégrader la situation des quartiers Ouest. En effet, cette ouverture à moins de 3 km du bourg d’Issac d’une plateforme de traitement des déchets verts, d’une capacité 4 fois supérieure à celle de Magudas (Touban), fait peser, sur tous les quartiers Ouest, en particulier du fait des vents d’Ouest dominants, un risque très élevé de nuisances olfactives. De plus, les 4 650 camions de fort tonnage (soit 9 300 passages) qui seront utilisés chaque année pour transporter les 75 000 tonnes de déchets verts (c’est-à-dire tous les déchets verts de la Cub ainsi que 25 000 tonnes venant du reste du département jusqu’à la plateforme de la Grande Jaugue en empruntant la voirie existante vont très fortement perturber la vie locale. De plus, cette concentration de tous les déchets verts de la Cub à Saint-Médard-en-Jalles est incohérente du point de vue environnemental, avec un très mauvais « bilan carbone » et de fortes nuisances. Il aurait fallu au contraire répartir la charge sur plusieurs petits centres de traitement répartis sur le territoire de la communauté urbaine.

La pollution des sources d’eau potable (site de la Gamarde)

Le 15 décembre, le conseil municipal avait à donner son avis au Préfet sur le renouvellement de l’autorisation d’exploiter la station-service du centre commercial Leclerc. Or, celle-ci est à l’origine de pollutions répétées du sol et des eaux. L’avant-dernière en date, celle de juin 2009, la plus importante de celles recensées, a concerné l’eau de la station de Gamarde – à partir de laquelle on alimente en eau potable 100 000 habitants de la Cub (Eysines, Le Bouscat, Caudéran, Mérignac, Bruges) – par de « l’ethyl tertio butyl ether », addditif de l’essence sans plomb. Cette pollution majeure a entrainé la fermeture du site de production de la Gamarde du 10 juin 2009 au 4 avril 2010. Cette station-essence se trouve à 700 m de la source de la Gamarde et le bureau d’études mandaté par la Cub et la Lyonnaise des eaux a mis en lumière une progression rapide du front de pollution au sein de la nappe phréatique vers l’usine de Gamarde, ce qui veut dire en clair qu’il y a un risque de pollution définitive du champ captant de la Gamarde.

Plus récemment, le 18 octobre 2010, du gazole a été observé dans le réseau d’eaux usées collectif. Bien d’autres incidents avaient eu lieu avant 2009. À ce jour, on peut donc objectivement constater que la protection de la ressource (la station de Gamarde) n’est toujours pas réalisée et que l’exploitant n’a pas pris les mesures nécessaires pour corriger de graves dysfonctionnements, dangereux et récurrents. Ces constatations sont aussi celles du vice-président de la Cub en charge de la gestion de l’eau, qui recommande (courrier du 26 novembre 2010) de ne pas renouveler l’autorisation d’exploiter de la station-service.

Contrairement au maire de Saint-Médard-en-Jalles, qui a donné un avis favorable comme si de rien n’était, nous avons émis un avis défavorable à l’autorisation d’exploitation de la station-essence jusqu’à sécurisation complète des sources, des sites et des procédures, et regretté que le maire ne soit pas le premier garant de la sécurité de ses concitoyens et de la préservation de leur santé.

Les élus du groupe : Jacques Mangon, Danièle Layrisse, Jean-Claude Acquaviva, Krista Badet, Pierre Braun, Séverine Fauconneau

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Tract sur le projet de Centre de compostage des déchets verts à Issac

(novembre 2011)

LA MAIRIE VEUT LANCER EN CATIMINI EN 2011

LE CENTRE DE COMPOSTAGE DES DECHETS VERTS A ISSAC

L’enquête publique préalable au lancement du site est en cours jusqu’au 16 Décembre.

La Mairie prépare activement mais dans la plus grande discrétion l’ouverture en 2011 du centre de traitement des déchets verts à Issac (site de La Grande Jaugue).

- Si comme nous, vous pensez que l’ouverture à Issac, à 3 km du bourg, d’une plate forme de traitement des déchets verts, d’une capacité 3 fois supérieure à celle de Magudas (Touban), fait peser, en particulier du fait des vents d’Ouest dominants, sur tous les quartiers Ouest un risque très élevé de nuisances olfactives.

- Si comme nous, vous pensez que les 4650 camions qui seront utilisés chaque année pour transporter les 70 000 tonnes de déchets verts jusqu’à la plate forme de la Grande Jaugue en empruntant la voirie existante vont très fortement perturber la vie locale et la circulation.

- Si comme nous, vous considérez que Saint-Médard accueillant déjà le centre de compostage de Magudas avec les difficultés que l’on sait, il aurait été naturel qu’une autre commune de la CUB prenne en charge ce deuxième centre.

- Si comme nous, vous ne comprenez pas que Saint-Médard se porte toujours candidate aux implantations avec nuisances de la CUB mais pas aux programmes porteurs de progrès pour ses habitants (du type tramway).

- Si comme nous, vous condamnez la quasi clandestinité dans laquelle se déroule la procédure d’enquête publique sur ce sujet.

ALORS

Informez vous et réagissez sur le registre d’enquête publique ouvert en Mairie (service de l’urbanisme) avant le 16 Décembre.

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