Conseil municipal Majorité et opposition ont apporté leur soutien aux employés menacés de perdre leur emploi

Après deux conseils sous tension qui ont terminé l’année 2011, le premier rendez-vous de 2012 fut celui de la retenue, quasiment de l’harmonie, ce qui n’a pas empêché chacun d’avancer et de défendre ses arguments. C’était mercredi soir.

Peut-être les protagonistes ont-ils estimé que la situation était trop grave pour s’adonner aux joutes politiciennes ? On ne peut que les suivre sur cette voie, qui a consisté à ouvrir le Conseil municipal sur une déclaration de soutien aux salariés de Cofinoga, proposée par la majorité.

L’opposition de Jacques Mangon (liste Réussir Saint-Médard avec vous) a fait de même en proposant un texte. Pour le maire, Serge Lamaison, comme pour Jacques Mangon, il s’agit de soutenir les grands élus dans leur démarche auprès de l’État pour sauver les 462 postes menacés à Cofinoga, dont 75 % le sont à Mérignac sur un site qui emploie de nombreux Saint-Médardais.

Ford et la Sogerma

L’élu aux finances Bernard Cases s’est réjoui de la « volonté des élus de tous bords d’agir en commun » ; « ce qui rappelle les actions pour les salariés de la Sogerma et de Ford ». Jacques Guichoux, élu en charge des entreprises, ne dit pas mieux en soulignant « l’excellent unisson ».

Une autre motion (de la majorité), porta sur le soutien au Rased, différemment mais également dans la tourmente.

L’harmonie de vue ne pouvant être totale – ce qui est logique et heureux – Jacques Mangon exprima une nouvelle fois son opposition au projet d’urbanisation du bois Valmy Baysse quand il s’est agi d’acquérir une parcelle nécessaire à un accès au futur quartier. Même logique de Pierre Braun (liste Mangon) quand la majorité vota la solution hertzienne pour résorber, « en attendant mieux », les zones blanches Internet. Les arguments des pour et des contres sont désormais bien connus ; on ne refera donc pas le débat ici.

La Grande Jaugue

Au fil d’une mosaïque de dossiers intéressants (à lire prochainement dans « Sud Ouest ») on relèvera une décision du maire, glissée en fin de séance : « J’ai délivré le permis de construire pour le site de compostage des déchets verts de la CUB à la Grande-Jaugue, à raison de cinq passage de camions par jour ». Là encore, le dossier avait agité plus d’une séance de Conseil municipal. Les oppositions (Jacques Bouteyre était également présent) ne relancèrent pas le débat mercredi soir. Pour le moment.

Source : Sud Ouest du 11/02/2012

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Vendredi 16 décembre dernier, avait lieu le dernier Conseil Municipal de l’année 2011. Il était principalement consacré à la présentation du projet de Budget Primitif pour 2012.

Ce fut l’occasion, pour l’opposition d’intervenir sur de nombreux sujets importants pour les mois à venir.

Ainsi :

  • Pierre Braun est intervenu sur la couverture des zones blanches par une solution de haut-débit hertzien. Il a mis en lumière le manque de concertation du projet, les carences du choix fait par le Maire, le coût très important pour les habitants et les doutes sur l’avenir dans ce domaine. Retrouvez l’intervention de Pierre Braun
  • Jean-Claude Acquaviva est intervenu sur le centre de traitement des déchets verts de la grande Jaugue. Il a rappelé que le projet comporte de nombreuses zones d’ombres et d’inquiétudes (risques de pollutions, dangerosité du trafic poids lourds, nuisances olfactives…). Les revirements du Maire sur ce dossier ne sont pas plus rassurants. Retrouvez l’intervention de Jean-Claude Acquaviva
  • Danièle Layrisse est intervenue pour demander plus de moyens pour le CCAS dans cette période de crise mais également pour proposer des pistes d’amélioration de la politique sociale de la commune vers plus de lien social, d’accessibilité et de proximité. Retrouvez l’intervention de Danièle Layrisse

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En attendant la fibre optique dans huit ans, la Ville envisage une couverture par radio.

Aujourd’hui, 3 200 foyers saint-médardais ne disposent pas d’une connexion Internet satisfaisante. Les quartiers déficitaires sont Issac, Magudas, et en grande partie Corbiac. Ce qui est préjudiciable aux familles autant qu’aux entreprises.

Le vote du Conseil municipal de mercredi (voir nos précédentes éditions) devrait conduire à une solution que l’élu aux nouvelles technologies, Jacques Guichoux, présente comme « innovante et exemplaire ». Le projet est également porté par l’adjoint aux finances Bernard Cases.

Exemplaire dans les deux sens du terme, précise M. Guichoux : « Elle ne doit pas être critiquable, et doit ouvrir la voie à d’autres communes. Le président de la CUB Vincent Feltesse s’est montré très intéressé par la solution que nous envisageons de mettre en place ».

Le temps de la concertationPour l’heure, la décision du Conseil municipal « clôture le dialogue compétitif ». En clair, elle arrête un choix de solution et d’entreprise, ouvert en avril 2011.

Il s’agira d’assurer, à partir de trois pylônes GSM (téléphone portable) existants, et du château d’eau de Saint-Aubin déjà équipé, une couverture par radio (hertzienne) de la zone de carence. Cette solution a été rendue possible par la libération par les militaires d’une bande de fréquence qui portera l’ADSL. Le résultat serait de 6 mégabits, promet l’entreprise pressentie, Altitude Infrastructure. Son expérience sur d’autres villes apporte une crédibilité à ce bon résultat annoncé.

Chez l’abonné, l’actuelle box sera remplacée par une wi-box et une antenne, avec des prix d’abonnement qui iront de 30 à 50 euros, selon le bouquet de services choisis (téléphone, débit 6 MB, télé). La contribution de la commune sera d’environ 200 000 euros.

Reste que la ville souhaite qu’il n’y ait pas de zone d’ombre… dans les esprits. « Nous allons ouvrir une concertation assortie d’une information faite aux habitants, en invitant des spécialistes à venir s’exprimer », poursuit Jacques Guichoux qui, tout en étant persuadé que cette solution est la bonne, n’ignore pas que la route peut comporter des embûches, humains sinon techniques, désormais. « L’entreprise nous dit qu’elle atteindrait l’équilibre avec 300 abonnés, sur un potentiel de plus de 3 000 ».

Reste aussi une autre solution : ne rien faire… en attendant l’arrivée de la fibre optique à l’horizon 2020. Pour Jacques Guichoux et Bernard Cases, on ne peut plus attendre.

Les réserves de l’oppositionL’opposition, par la voix de Pierre Braun, s’est toutefois montrée moins enthousiaste que les porteurs du projet lors du Conseil municipal. Ses interrogations et réaction sont les suivantes : « Voici un dossier que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. De perte de temps en perte de temps, elle arrive bien tard. Le fiasco de votre wimax a fait perdre un temps précieux. Les solutions que vous proposez sont-elles enfin sérieuses ? Sans doute pas complètement à notre avis. Il nous paraît difficilement réalisable d’assurer un débit de 6 mégas par voie aérienne, quand on connaît le taux de déperdition de ce mode de communication, et donc impossible de proposer une offre triple play fonctionnelle ».

« Enfin, avez-vous pris les garanties pour vous assurer que ces zones seront bien équipées de la fibre optique en même temps que le reste de la commune ? Ces zones ne seront-elles pas mises à l’index, considérant que le haut débit y est déjà ? »

Jacques Guichoux répond que la solution hertzienne n’était pas envisageable tant que la fréquence n’était pas disponible.

Voilà qui annonce de nouveaux débats. Mais si tout se passe comme prévu, l’ADSL devrait fonctionner au bout d’Issac à l’été 2012.

 

Source : Sud Ouest du 21/11/2011

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