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Le transfert d’une partie de la compétence culturelle de la Ville à la CUB a alimenté le débat municipal.

Comme les 27 communes de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Saint-Médard (en l’occurrence le Conseil municipal) avait à se prononcer sur le transfert de cinq compétences à la CUB. A savoir les créations et gestions des aires de grand passage des gens du voyage, l’archéologie préventive, les dessertes numériques, les réseaux chaleur-froid. Et la culture.

C’est ce dernier point qui a fait débat à Saint-Médard (comme ce fut le cas dans de nombreuses communes, dont Blanquefort où le maire Vincent Feltesse est le président de la CUB). L’élue à la culture, Catherine Fourmy, et le maire, Serge Lamaison, avaient présenté ce transfert de compétence comme un gain en rapidité, efficacité et cohérence face à ce qui existe déjà.

L’opposant Jacques Mangon (également élu à la CUB) ne l’a pas entendu de la sorte. « Aujourd’hui, il y a déjà de nombreux événements qui sont à la dimension de l’agglomération. La culture n’attend pas un sauveur. » Il y voit alors « une ambition politique du président de la CUB », avec cette mainmise. Il ajoute : « La CUB n’aura pas les moyens de tout faire, faute de crédits. La CUB ne nous apporte pas le tram à Saint-Médard, et elle veut récupérer la culture, ce qui ne sera pas neutre en terme de coût. Et quid du contenu ? »

« Mutualisation »

Le contre-feu vient d’abord de Jacques Saint-Girons (majorité PS). « La culture dépasse le niveau de la commune ; il est illusoire de penser que les villes peuvent tout assumer à elles seules. La CUB intervient depuis longtemps dans la culture. Il ne faut pas avoir peur de la mutualisation. Regardez ce que l’on a fait ici, avec le rapprochement Carré des Jalles/Les Colonnes de Blanquefort. » Jacques Guichoux (qui siège à la majorité à la CUB) fait remarquer que ce n’est pas « une volonté politique du président, mais une expression majoritaire ».

Catherine Fourmy ramène le débat à sa dimension concrète : « Il ne s’agit pas d’imposer une politique culturelle aux communes, mais de les aider. » Campant sur ses positions, Jacques Mangon s’est abstenu lors du vote sur le transfert de la compétence culturelle.

Source : Sud Ouest du 16/02/2012

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L’opposant Jacques Mangon s’est plaint auprès du préfet du peu de place accordée dans les publications municipales.

Jacques Mangon, le principal – et sans doute le plus actif – leader de l’opposition de la majorité PS de Serge Lamaison, s’est adressé au préfet pour dénoncer ce qu’il estime être une mauvaise représentation de son groupe dans les publications de la ville.

Il note que le nombre de ces publications augmente, et regrette qu’il n’ait pas droit d’expression dans certaines, notamment celles à caractère « politique et partisane ». Là, il cite « La lettre du maire, un éditorial de 4 pages où la contradiction est totalement absente ».

M. Mangon ajoute qu’il est « particulièrement choquant que cela se fasse avec les deniers de la commune ». Il formule la même remarque pour le site Internet de la ville.

Tout en précisant : « Cela doit être compris sans excès ; je ne demande pas à être présent partout, mais il convient de faire la différence entre informations et propagande ».

« Esprit républicain »

Saisi par M. Mangon, le préfet a adressé au maire de Saint-Médard un rappel « du droit d’expression des conseillers municipaux dans les bulletins d’information générale », en concluant « je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me tenir informé de l’application des dispositions susvisées ».

Le maire, Serge Lamaison, a alors répondu au préfet que « dans le bulletin d’information générale intitulé  »Ville espace magazine », l’opposition dispose de toute son expression dans le strict respect du code des collectivités territoriales ». Il indique que le Conseil municipal a voté à la majorité, le 28 mai 2008, l’adoption du règlement de l’expression pour la mandature.

M. Lamaison fait aussi état du « bilan annuel des réalisations municipales » en précisant que « l’opposition y a toute sa place dans le respect de sa représentation ». Et de conclure, « j’envisage également dans cet esprit démocratique et républicain de mettre en place une expression des groupes politiques sur notre site Internet qui est extrêmement visité ».

Toutefo » is, dans sa réponse au préfet, Serge Lamaison ne fait pas allusion à la lettre du maire. C’est pourtant sur cette publication que semble porter le différent avec Jacques Mangon. Cet échange de courier ne suffira donc peut-être pas à apaiser la situation.

Source : Sud Ouest du 02/02/12

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Vendredi 16 décembre dernier, avait lieu le dernier Conseil Municipal de l’année 2011. Il était principalement consacré à la présentation du projet de Budget Primitif pour 2012.

Ce fut l’occasion, pour l’opposition d’intervenir sur de nombreux sujets importants pour les mois à venir.

Ainsi :

  • Pierre Braun est intervenu sur la couverture des zones blanches par une solution de haut-débit hertzien. Il a mis en lumière le manque de concertation du projet, les carences du choix fait par le Maire, le coût très important pour les habitants et les doutes sur l’avenir dans ce domaine. Retrouvez l’intervention de Pierre Braun
  • Jean-Claude Acquaviva est intervenu sur le centre de traitement des déchets verts de la grande Jaugue. Il a rappelé que le projet comporte de nombreuses zones d’ombres et d’inquiétudes (risques de pollutions, dangerosité du trafic poids lourds, nuisances olfactives…). Les revirements du Maire sur ce dossier ne sont pas plus rassurants. Retrouvez l’intervention de Jean-Claude Acquaviva
  • Danièle Layrisse est intervenue pour demander plus de moyens pour le CCAS dans cette période de crise mais également pour proposer des pistes d’amélioration de la politique sociale de la commune vers plus de lien social, d’accessibilité et de proximité. Retrouvez l’intervention de Danièle Layrisse

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En critiquant la première partie du mandat de Serge Lamaison, Jacques Mangon a annoncé sa candidature pour 2014 .

Jacques Mangon, l’opposant le plus actif de la majorité du maire Serge Lamaison et de sa majorité PS (1), avait l’intention de porter, via la presse, son regard critique sur la politique municipale à la mi-mandat.

Et donc de se livrer à un catalogue des questions qui ont fait débat durant les trois années écoulées, le plus souvent entre le maire et lui-même lors des Conseils municipaux, à savoir la non-arrivée du tramway, la création d’un centre de traitement communautaire des déchets verts, les pollutions des nappes phréatiques et des sols de la poudrerie, l’urbanisation et la gestion des espaces verts.

Chemin faisant, dans la discussion, Jacques Mangon a lâché une phrase qui ne passera pas inaperçue : « En 2014 je serai en tête d’une liste de rassemblement d’intérêt municipal ».

« Au-delà des étiquettes »

Avec l’UMP ? Avec les Verts ? « Je ferai passer le projet avant les étiquettes. » Face à qui ? « Je pense que Serge Lamaison repartira pour un 6e mandat. Tout le laisse à penser. » Et si ce n’était pas Serge Lamaison, qui donc ? « Je n’ai pas d’avis là dessus ; c’est leur problème. » Et Jacques Mangon d’ajouter « avec cette majorité, j’ai le sentiment, en filant une métaphore, que l’on soit arrivé aux témoins d’usure des pneus. Aller plus loin, poursuivre la route, deviendra très dangereux ».

Pour les dossiers, Jacques Mangon, par ailleurs élu à la CUB, estime que Saint-Médard n’occupe pas au sein de la Communauté urbaine le rôle qu’elle devrait avoir : « Le tramway a échappé à notre ville qui compte pourtant 30 000 habitants ; par contre nous allons hériter des déchets verts de l’agglomération, malgré tous les avis défavorables rendus par le commissaire enquêteur. J’ai été le seul élu de la CUB à me prononcer contre la solution qui prive Saint-Médard du tram ; les autres élus saint-médardais l’ont entérinée. »

Sur les espaces verts, Jacques Mangon martèle que « la vision du maire est très quantitative, qu’il dilapide les espaces naturels sans réflexion globale. M. Mangon revient sur les quatre grosses opérations en cours ou à venir (entre 100 et 200 logements chacune), et surtout sur le dossier des 28 hectares du Bourdieu, en centre-ville, voués à un partage entre un parc public et des logements, répartis selon le projet, en 18 hectares pour le premier, 10 hectares pour les seconds.

Emblématique Bourdieu

« Le Bourdieu est emblématique de la politique d’urbanisation à Saint-Médard : les espaces vert alibi pour faire passer le béton. J’ai recueilli un millier de signatures hostiles à ce projet sur mon blog. Nous allons mener une démarche sur le terrain. Il faut acquérir ce terrain, le financer sur quatre ou cinq ans comme n’importe quel autre investissement et d’en faire un grand parc, à l’échelle du Parc bordelais à Bordeaux. Saint-Médard a la chance d’avoir encore un atout de cette nature. Imaginer un millier de logements, des voiries, des équipements sur 10 hectares !

Pollutions, environnement, Jacques Mangon note que toutes « mes alertes, qui se sont montrées avérées, ont été raillées lors des Conseils municipaux ».

La campagne municipale 2014 part tôt et démarre fort.

Source : Sud Ouest du 09/12/11

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