L’ordre du jour du  Conseil Municipal du 28 Septembre était surtout orienté autour de 3 grands débats ; le rapport d’activités 2010 de la Communauté Urbaine, le débat sur le projet métropolitain et le débat d’orientations sur le projet d’aménagement et de développement durables.

Trois dossiers majeurs pour Saint-Médard ont émergé de ces débats en mettant à chaque fois en relief les décisions erronées prises par la municipalité.

 

1. La question des graves pollutions des nappes phréatiques de Saint-Médard : à ce jour, 4 des sites de prélèvement d’eau sur la commune de Saint-Médard ont fait l’objet de pollutions majeures et sont suspectés d’une pollution résiduelle importante, soit du fait de la station essence du centre Leclerc (pour la station de Gamarde) soit du fait d’une pollution au perchlorate d’ammonium sur le sol de la SNPE (en particulier sources de Caupian et du Thil).

De ce fait, la production d’eau à partir de ces sites saint-médardais qui fournissent à peu près 20 % à 25% de l’eau potable consommée sur la CUB, a du être stoppée jusqu’à nouvel ordre.

Le plus inquiétant est que le Maire est resté totalement inerte, passif et même complaisant sur toutes ces pollutions alors que pourtant nous étions intervenus à de nombreuses reprises sur ces sujets en Conseil Municipal et dans nos journaux d’information. Il nous a régulièrement accusés de jouer sur les peurs et de répandre de fausses informations. On voit bien aujourd’hui qui désinformait : assurément pas nous !

Erreur ou faute ?

 

2. La question de la « métropole millionnaire » telle qu’elle apparait au centre du projet d’agglomération.

Nous avons fait remarquer que, s’agissant plus d’un slogan que d’un véritable projet, il portait en lui, comme tous ces types d’objectifs, de nombreuses possibilités de dérives quantitatives et dogmatiques.

Nous avons réaffirmé notre attachement à un développement qualitatif de la CUB au profit de ses habitants et de la qualité de vivre et de créer dans l’agglomération.

Nous avons à l’inverse exprimé notre inquiétude sur des projets quantitatifs tels celui des « 50 000 logements » qui pourraient justifier tout et n’importe quoi.

 

3. Le débat sur le PADD (document qui préfigure le Plan Local d’Urbanisme) qui montrait les différences d’approche entre la majorité et nous, a enfin pu être utilement illustré par la réunion dite de concertation qui avait eu lieu la veille sur le projet d’urbanisation (1000 logements, des voieries, un groupe scolaire, etc..) du domaine du Bourdieu (28 hectares naturels au centre ville).

Réunion au cours de laquelle, on a appris que le Maire n’avait pas préempté l’achat fait il y a une dizaine d’années de 15 hectares du domaine du Bourdieu par un promoteur pour un prix très raisonnable sans en référer à quiconque ! Erreur ou faute ?

Sur ce sujet, nous avons aussi soumis au Conseil une motion pour réaffirmer :

  • l’atout exceptionnel que représente pour la commune l’existence au centre ville d’un aussi vaste patrimoine faunistique, floristique et architectural
  • la nécessité de tout mettre en œuvre pour récupérer la maîtrise foncière du domaine et ainsi pouvoir lui affecter un usage public au bénéfice de tous les saint-médardais.
  • l’engagement de la commune à ce que cet usage public se fasse sans aucune forme d’urbanisation en préservant  le caractère naturel de la totalité des 28 hectares actuels.

Hélas sans surprise, nous avons voté seuls la motion, la majorité votant évidemment contre puisque son projet est d’urbaniser : erreur ou faute ?

 

Enfin nous avons également profité de ce Conseil pour poser la question des emprunts toxiques à Saint-Médard-en-Jalles suite à l’article du Journal Libération : « votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? « .

En effet, cet article indique que notre commune a recouru à deux emprunts dits « toxiques » auprès de la banque Dexia avec un risque de surcoût de 753 000 € !

Face à cette question, la municipalité a simplement répondu que Libération « mentait pour vendre du papier », qu’ils étaient dans l’erreur et qu’il n’y avait pas d’emprunts toxiques à Saint-Médard. Par ailleurs, le Maire a indiqué que le recours à des emprunts structurés à taux variables était totalement normal et qu’il n’y aurait pas de surcoûts.

Nous souhaitons que le Maire dise vrai…

Commentaires (3)

Jacques Mangon, Conseiller municipal à Saint-Médard-en-Jalles, Conseiller à la CUB et Président d’Alternative 2014, dénonce la multiplication des laxismes et des problèmes graves affectant la gestion de la ressource en eau sur la commune de Saint-Médard-en-Jalles.

 

Il rappelle que depuis plus d’un an, les élus du groupe qu’il préside au Conseil municipal ont dénoncé l’accumulation des négligences et par conséquent des pollutions avérées portant sur l’eau produite à Saint-Médard-en-Jalles.

Ainsi, après les pollutions graves et répétées du site de la Gamarde (10% de l’eau produite sur la CUB) imputables à la station essence Leclerc restées sans correction significative depuis 2009 ;

Après le constat de la pollution au perchlorate d’ammonium de la source d’approvisionnement en eau potable de Caupian depuis 2008 ;

Le constat du comité de l’eau constitue la 3° alerte très sérieuse puisque cette pollution affecte désormais toute la ressource présente sur le territoire communal (Gamarde, Thil et Caupian soit 25% de la ressource).

 

Cette multiplication de graves problématiques sur la qualité de l’eau potable produite sur la commune trouve son explication :

- dans la relative passivité des autorités de tutelle (Etat et CUB) qui ont souvent tardé à  répondre aux alertes du concessionnaire ou qui se sont montrées timorées face aux acteurs économiques concernés ;

- par le choix délibéré du Maire de Saint-Médard de s’en tenir avec constance à une politique de l’autruche sur ces questions et de ne pas assumer son rôle de défenseur de la population.

 

Jacques Mangon appelle à une ferme reprise en main de ces questions par l’Etat et par la CUB qui doivent, sans chercher à se défausser assumer leurs responsabilités, au premier rang desquelles figurent :
- la totale transparence sur ces questions ;
- le maintien en quarantaine de la ressource concernée ;
- et une enquête efficace et suivie de conséquences pour déterminer la réalité de la pollution, sa temporalité et le mesures à prendre pour l’éliminer.

 

Il rappelle enfin que ce laxisme s’est encore manifesté dans les procédures retenues en commun par la Mairie et l’Etat lors de la vente de la SNPE à SAFRAN.
Rien n’est en effet prévu pour faire assurer la  dépollution des sols de la SNPE par l’exploitant, si à moyen ou long terme, une partie de ceux-ci devait revenir dans le giron des collectivités publiques. Or ces coûts sont énormes.

Commentaires (3)